Asie Carnets de voyage Sri Lanka

SRI LANKA – Tout en relief

Après avoir découvert l’histoire du Pays en parcourant entre autres ses anciennes Capitales, on attaque une semaine qui s’annonce un peu plus sportive…

 

L’ADAM’S PEAK – DALHOUSIE

Aujourd’hui, c’est le grand départ pour rejoindre le fameux Pic d’Adam : quand on va au SRI LANKA on gravit le Pic ! Presque tout le monde y passe !

Mais tout d’abord, il nous a fallu nous rendre à la gare pour prendre notre train. Rappelez-vous, nous avions essuyé un refus la veille de la part du guichetier qui nous assurait que le train était plein. En discutant avec le proprio de notre guesthouse, il nous affirme que l’on peut acheter le matin même du départ des billets en 3eme classe dans le train qu’on voulait prendre initialement : le guichetier nous aurait-il menti… ? C’est vrai qu’il avait l’air assez blasé et qu’il avait lâché un grannnnnd soupir quand on lui avait demandé nos billets… Bref, ni une ni deux on y retourne !

Et on a bien fait car effectivement on achète nos billets le plus simplement du monde ! Merci à notre hôte pour le tuyau ! En route donc pour Hatton (800 Rs / 5€) notre 1ere étape avant de rejoindre Dalhousie, la ville où se trouve le Pic.

On avait peur de se retrouver dans un train bondé de monde, à devoir monter sur le toit (un peu comme l’image qu’on peut avoir des trains en Inde, bon ok on exagère…) et on avait prévu toute une stratégie pour avoir des places assises (Gwen part devant avec les petits sacs à dos pour se faufiler rapidoss, trouver des places et les réserver avant que Guillaume la rejoigne avec les gros sacs…) Mais en fait tout s’est très bien passé, on a trouvé de la place facilement et on a pu profiter comme il se doit des paysages superbes des plantations de thé adossées aux collines ! C’était vraiment très beau tout ce vert dans ce paysage un peu montagneux ! Et avec le train on a peu plus de temps pour en profiter qu’en bus.

Arrivés à Hatton, nous devons enchaîner avec un bus pour rejoindre Dalhousie: et vu le nombre de touristes qui nous suivent : on ne traîne pas ! Le bus est juste à la sortie de la gare donc nous montons vite dedans : par chance, bien que le bus soit bondé, nous aurons des places assises (et nos sacs sur les genoux !)

Nous arrivons à Dalhousie et poursuivons notre course vers une guesthouse recommandée très fortement par le guide du routard…. Mais on ne la choisira finalement pas car le prix est trop élevé : en effet pour faire l’ascension du pic nous devons nous lever à 1h30 du mat, donc pas la peine d’avoir une super chambre pour même pas une moitié de nuit ! On se retrouvera donc dans une chambre assez dégueu mais pas chère (1500 RS / 10€) avec salle de bain (si on peut appeler ça comme ça…) commune et eau froide !

La ville en elle-même n’a aucun intérêt, on « visitera » rapidement et surtout on ira repérer l’entrée du chemin qui mène au sommet…

On ressent quand même une petite pression en attendant l’heure fatidique : en effet, quand la nuit tombe, on observe le chemin d’accès tout le long du Pic car il est éclairé. Le moins qu’on puisse dire c’est que ça grimpe dur ! On mange donc un dernier morceau et à 21h nous nous mettons au lit !

1H30 du matin : le réveil sonne ! A cette heure-là, on est vraiment bien endormi et c’est comme des zombis qu’on s’habille en vitesse ! Un peu avant 2h, nous sommes dehors prêts à affronter le monstre !! (Bon ok, on en fait encore un peu trop mais c’est pour que vous ressentiez la pression !) On espère être bien équipés : bouteilles d’eau pour se rafraîchir et pour les fringales, gâteaux et (succulentes) bananes ! Et surtout des vêtements chauds pour le sommet où la température est bien fraîche selon ce qu’on raconte !

Nous voilà donc partis pour notre marche. Le guide du routard indique environ 3h30 pour arriver tout là-haut. On rencontre pas mal de monde sur le chemin, des touristes, comme nous, mais aussi des locaux. Il faut savoir que le Pic d’Adam est lui aussi un lieu de pèlerinage pour les Bouddhistes : au sommet (en plus de pouvoir admirer de beaux couchers de soleil), il y a un petit mausolée dans lequel on retrouve une empreinte de pied de Bouddha. Les fidèles doivent donc, au moins une fois dans leur vie, se rendre au sommet.

Aussi, en croisant des vieillards, des femmes enceintes ou en train d’allaiter, parfois même des personnes avec des cannes (et bien sur tous pieds nus) : on se dit qu’on ne peut pas ne pas y arriver !

L’ascension démarre par un chemin, puis des marches qui sont espacées par des plateformes (où tout le monde fait des pauses régulièrement), puis les marches deviennent de plus en plus régulières et raides pour finir par un véritable escalier avec des mains courantes de chaque côté auxquelles nos bras s’agripperont pour terminer l’ascension des 1500 dernières marches ! Et en tout il y en a 5 500 !!!

2h30 après notre départ nous atteignons le haut du Pic heureux et fiers de l’avoir fait ! Dans un temps meilleur que celui annoncé dans le routard pour les « bons marcheurs » ! C’était tout de même un exercice assez physique, bien cardio (surtout pour Gwen qui en est ressortie rouge tomate) mais aussi mental !

 

Une fois là-haut, à 4h30 du matin, nous avons donc dû patienter dans le froid jusqu’à ce que le soleil daigne montrer le bout d’un rayon ! Il y avait beaucoup de monde (donc pour le romantisme du lever de soleil on repassera…) mais le spectacle était vraiment magnifique ! C’était d’ailleurs le premier lever de soleil de Gwen (de toute sa vie !) : un souvenir qu’elle gardera longtemps puisque bien mérité 😉 !

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Un fois le soleil haut dans le ciel, il est temps de redescendre… et finalement ce n’est pas si facile que ça ! Nous mettons moins de temps que pour la montée c’est certain mais les articulations en prennent un coup ! Une fois en bas, la douche froide (rapide) sera donc quand même la bienvenue !

Mais pas le temps de trainer, on enchaîne ! Notre prochaine étape : Nuwara Eliya ! Au programme un peu de repos et surtout les plantations de thé !

NUWARA ELIYA

A peine descendus du plus gros caillou de l’île, on prend le bus pour retourner à la gare de Hatton et filer en train à Nanu Oya, tout proche de la ville prisée des touristes: Nuwara Eliya. Dans le train on fait la connaissance d’un couple de français très sympa; et grâce à eux nous n’avons pas raté notre station! Après cette nuit quelque peu sportive, on s’était endormi et ils nous ont réveillés juste à temps pour descendre: OUF!

A destination, nous trouverons une guesthouse un peu excentrée de l’animation (Carnation Rest – 2500 Rs), après avoir écumé avec nos gros sacs sur le dos toutes les autres options.

On se fait une journée tranquille pour récupérer en visitant cette ville construite par les Anglais. Ceux-ci voulaient une ville perchée dans les montagnes pour fuir la chaleur étouffante du reste de l’île. Résultat: un mélange loin d’être harmonieux entre une ville srilankaise typique et des monuments coloniaux (il y a même un hippodrome et un golf! So British!). On s’en satisfera largement car c’est la première fois en 10 jours qu’on trouve un parc pour se poser (Le Parc Victoria, payant !?).

Le soir, la fatigue se faisant ressentir (le froid aussi, pour la première fois), on mangera royalement une soupe près d’un chantier de construction ! On ne se refuse rien !!!

Le lendemain, on part en bus visiter une Fabrique de thé et les plantations associées (Pedro Tea Estate). On y arrive en fin de matinée, à l’heure de la pause et malheureusement toutes les machines sont à l’arrêt. La visite guidée est assez vite expédiée mais vaut le détour. Les plantations autour sont vraiment magnifiques, très escarpées et il est assez incroyable de se dire que des femmes y passent des heures, pieds nus, avec des sacs de plus de 10 kilos accrochés sur la tête…

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Pendant la visite, on fait la connaissance de François et Hélène, couple français de quinquagénaires avec qui on passera tout le reste la journée: retour en ville, déjeuner, et visite du Parc Victoria (sorte de jardin botanique). Ils tiennent à Lyon une sorte de jardinerie et sortirons les noms latins de toutes les plantes croisées: intéressant mais on n’a pas retenu grand chose. Ils semblaient très impressionnés, donc nous aussi :-)

ELLA

Le lendemain, on pense atteindre tranquillement en train (car c’est vraiment génial) Ella, ville encore plus touristique car point de départ de nombreuses petites randos. C’était sans compter sur le caractère aléatoire des trains. En arrivant à la gare, après un premier bus, on apprend que le train de 9h15 est retardé. Le guichetier nous livrera alors un magique: « je peux pas vous vendre de billet, car le train arrivera à 11h ou 12h ou 14h, enfin personne ne sait ».

On reprend donc le bus dans l’autre sens. On apprend à la gare routière qu’on a raté le bus direct de 3 minutes… On arrivera à Ella, 2 bus et 3h plus tard.

La ville est microscopique et est construite pour les touristes, qui sont plus nombreux que les locaux. Au final, on est plutôt contents, car même si on perd en authenticité c’est agréable de trouver des terrasses.  On dégote rapidement une GuestHouse avec vue sur Ella’s Rock, le point d’arrivée de la fameuse rando (MoonLight Guest House – 2500Rs la nuit avec petit dej).

On restera deux jours à Ella, histoire de prendre le temps de ne rien faire et de grimper les deux points culminants: Little Adam’s Peak et Ella’s Rock.

Le premier porte le même nom que la fameuse montagne sacrée, juste par qu’il y a une centaine de marches pour y accéder. Comparées aux 5500 gravies quelques jours plus tôt, c’est du pipi de chat. Le point de vue est superbe là-haut et on a la chance d’être totalement seul au sommet. En chemin, on croise des cueilleuses au travail dans les plantations. L’une d’entre elles, nous gratifie d’un grand sourire avec de grandes dents et d’un « Photo ? Photo? ». On saute sur l’occasion, et comme des bleus, on entend ensuite le « Money ? Money? »… On s’est bien fait avoir :-) Mais on a une belle photo!

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Le deuxième domine toute la vallée d’Ella et vaut clairement les efforts importants pour y accéder. La randonnée dure 4h aller-retour et ça grimpe dure. Il semble qu’il faille prendre un guide car il n’y a quasiment aucune indication sur la route (il parait que c’est parce que ce sommet se mérite et qu’il faut en baver pour y parvenir). On veut la tenter seul cependant. Après avoir pris des renseignements auprès d’un policier, les premiers kilomètres sont assez déroutants puisqu’il faut marcher sur la voie ferrée, toujours en fonction !! Heureusement qu’il n’y a quelques trains par jour et que les locaux l’entendent arriver de loin, car c’est un peu flippant au début. On était tout contents d’en croiser un d’ailleurs, passant à 5km/h et rempli de gens nous faisant Coucou.

Pendant la rando, inévitablement, on se perd. Et PAF, par magie, un local sort de derrière un arbre, jouant avec son téléphone et nous demande si on a besoin d’aide. On avait lu que des faux guides sévissaient dans le coin et montraient le chemin après leur avoir glissé un gros billet. Gwen lui dit clairement qu’on ne veut pas payer et que de toute façon, on a pas pris d’argent avec nous (mais bien sur!). Il nous remet sur le bon chemin et part sans rien demander. C’était donc un vrai gentil, et on se sent un peu bêtes après coup…

Quoi qu’il en soit, la vue au sommet est magnifique et même si la brume causée par la forte chaleur atténue un peu les couleurs, on est aux anges !

On vient de finir une semaine bien sportive et les mollets nous le rappellent souvent. Il ne nous en faut pas plus pour décider de passer les 7 derniers jours à faire le tour des plages du Sud !

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