Asie Cambodge Carnets de voyage

CAMBODGE – De Battambang à Kampong Chhnang

Comme d’hab, on préfère faire plusieurs stops en route, afin d’éviter les trajets trop longs et de visiter des sites moins peuplés. 

Battam…bang !

Comme partout au Cambodge on se débrouille pour réserver nos trajets en bus directement chez les compagnies sans passer par les guesthouses ou les agences qui prennent une commission bien confortable.

Pour vous donner une idée pour le trajet SiemReap-Battambang (qui dure 4h) coûte 9 $ à notre hôtel, 7 dans la première agence rencontrée, 10 dans la seconde (qui est à classer dans le top10 des plus raclures cambodgiennes), et 12 $ dans une dernière. Et nous, nous l’avons eu à 4,5 $ :-).

Notre arrivée fut épique: 200m avant la gare routière, une douzaine de chauffeurs de tuktuk commencent un sprint ravageur pour se maintenir à la hauteur du bus afin de nous montrer leur pancarte avec la liste des tarifs pour les différents hôtels de la ville ! A peine descendus du bus, ils se jettent littéralement sur nous. Chacun d’eux connait un petit mot marrant en français pour appâter le chaland. Le centre ville étant à plusieurs km, nous devons nous résoudre à en choisir un et donc à en décevoir (véritablement) plein d’autres. On paiera le trajet 50 centimes pour le Royal Hotel qui avait de bons commentaires sur internet.

Très vite, on sent qu’on va apprécier la ville: deuxième plus peuplée du pays, elle donne tout de même l’impression d’une petite ville toute tranquille. On passera la journée à errer au hasard et à rien faire à cause des maux de ventre handicapant et inquiétant de Guillaume: c’est décidé on ira consulter un médecin une fois la capitale atteinte.

Une journée au top

L’intérêt principal de la ville se trouve… dans les environs de celle-ci. On dit que c’est le grenier du Cambodge car tout y pousse. On peut en faire le tour en scooter ou en tuktuk. On choisit cette dernière option pour se ménager vu les douleurs de Guillaume.

Pas une seule seconde on ne regrettera. On est tombés sur un chauffeur très pro (cela semble être souvent le cas ici) qui fera son maximum pour éviter les coins trop touristiques et les autoroutes de cars. Il prend notamment le temps de s’arrêter devant chaque plante, chaque champs, chaque fruit pour nous expliquer son utilité, sa culture, et nous faire goûter :-)

Les premiers arrêts sont des temples haut-perchés qui nous font bien suer. Le point d’orgue est la visite du temple Phnom Sampeu que l’on atteindra à pied (sachant que tout le monde te pousse à prendre une moto pour y grimper vu les températures: mais on est radins jusqu’à l’os ;-)) et surtout les « killing caves ».

Cet immense trou était utilisé par les khmers rouges pour tuer leurs victimes en les jetant depuis le haut après un coup de bâton derrière la nuque. L’endroit est préservé et on y voit encore des crânes et des ossements.  Ça fait vraiment froid dans le dos et ça calme pour la journée.

Au retour, on mange un morceau avec notre chauffeur qui, très ému et émouvant,  nous raconte son histoire: ses parents sont morts dans l’endroit que l’on vient de visiter, électrocutés puis jetés dans le trou. Encore enfant, il parvient à s’ échapper du pays pour échapper au génocide. Il ne reviendra sur ce site qu’en 2000 et y découvrira l’horrible histoire de ses parents. Depuis, il est incapable d’accompagner ses clients sur le site même de la grotte. On se sent vraiment bêtes dans ces moments et même coupables de l’obliger à nous y emmener et de nous attendre.

Sur le retour, on s’arrête sur le bord de la route pour voir les stands de brochettes de rats (on a pas goûté! ) et de bamboo rice (riz cuit dans un bambou creux avec des cacahouètes).

On remercie vraiment chaleureusement notre chauffeur Han qui aura bien mérité les 20 $.

Kampong Chhnang

On ne voulait pas quitter la région sans avoir vu les villages flottants et le grand lac Tonlé Sap.  On décide donc de s’arrêter à Kampong Chhnang. Après 4h de bus (« RIPOU » le bus comme dirait nos copains de ADNR), on se fait déposer tout seul au milieu de cette ville totalement déserte à cette heure. Les quelques personnes aux alentours nous observent avec des yeux quelque peu ahuris en se demandant ce qu’on peut bien faire la.

Heureusement un tuktuk parlant anglais s’arrête à notre hauteur et nous propose d’aller au Garden Hotel. N’ayant aucune adresse en tête on se laisse convaincre.

Une fois n’est pas coutume, l’endroit est génial,  au cœur d’un jardin bien arboré et avec une chambre petit-budget  (6 $). On se pose dans les hammacks tranquillou jusqu’à 16h histoire de laisser passer les heures chaudes. On part ensuite en vélo jusqu’à l’embarcadère.

Le guide et les blogs nous promettaient d’être pris d’assaut par les femmes piroguières (Oui ca se dit!). Notre tronche ne devant pas leur revenir, on ne verra aucune de ces femmes et on logera la cote pendant plusieurs minutes. La ballade est géniale car tout est « typique », pas du tout transformé pour les touristes et on pédale à travers les maisons sur pilotis en se sentant seul au monde.

On fait enfin demi tour et on trouve une pirogue pour une balade d’une heure et demi (comme d’hab on négocie comme des pieds: on nous prend par les sentiments à chaque fois, et on a du mal à résister!).

Notre captain nous promet de couper son moteur à l’approche des villages et de naviguer à la rame pour plus de calme et surtout pour le respect des locaux.

On découvre alors des villages entiers de maisons en bois et en tôle flottant sur l’eau: même l’école est flottante! La pauvreté nous saute aux yeux et le confort semble inexistant (il y a une « pièce » pour les wc qui débouche sur un simple trou…plouf dans le lac!)

Les habitants du village sont plutôt distants. En même temps, si qquelqu’un passait devant chez moi avec un grand sourire en faisant coucou comme un débile, j’appellerais la police illico. Heureusement, les enfants sont insouciants et on reçoit des centaines de « hellos » et de sourires.

On termine au soleil couchant, peinards sur la pirogue, bien satisfaits.

Le lendemain nous partons pour Phnom Penh avec pour objectif de faire notre visa vietnamien et d’aller au rdv avec un médecin français que Guillaume vient de trouver.


Ca peut servir:

Bus Siem Reap – Battambang: 4,5$ au bureau de la compagnie

Chambre Battambang: Le Royal Hotel – 10$, très bien placé

Une journée du tuktuk dans les environs: entre 15 et 20$

Bus Battambang – Kampong Chhnang: 4,5$

Hotel Kampong Chhnang: Garden Hotel 6$ pour la chambre la plus simple

2 Commentaires

  • Reply
    Emy
    7 avril 2018 at 10 h 27 min

    Bonjour, j’adore votre article ça donne envie :) je suis actuellement à Battambang et je souhaiterai savoir quelle compagnie vous avez pris pour aller sur Kampong chhnang. Merci d’avance 😉

    • Reply
      G&G Shake The World
      10 avril 2018 at 10 h 21 min

      Merci :-) On n’avait pas noté la compagnie de bus désolé… on était allé à la gare routière directement il me semble ! Bon voyage !!!

    Laisser un commentaire