Asie Carnets de voyage Laos

LAOS – Un coin calme et un grand trou

On prend rapidement le rythme de vie lao en voyageant doucement voire lentement !

 

Pas de deuxième boucle !

Pour visiter le centre du Laos et la région des Khammouanes, le mieux est de faire un nouveau périple en moto de 3 ou 4 jours : la boucle de Thakhek.

On a longtemps hésité mais les 4 jours précédant nous ont laissé bien crevés et avec des fesses réduites à néant. On choisit donc de faire deux étapes en bus local : Savannakhet, 2ème ville du pays mais très peu touristique et très calme, et la grotte de Kong Lor, la plus grande du Laos.

Savannakhet, la calme

Après 7h de bus, vraiment délabré, partant littéralement en morceaux (certains sièges n’étaient plus fixés au chassis, les accoudoirs pendaient,), on découvre une nième gare routière, bien éloignée du centre.

La ville n’est vraiment pas touristique. La majorité des voyageurs filent à Thakhek pour faire la fameuse boucle. Le routard indique pourtant que la ville fait penser à « Une petite France des années 50 ».

Les tuktuks nous prennent pour de vrais pigeons et annoncent des prix exorbitants pour faire quelques kms. On s’enfuit donc à pied à la recherche d’une GH, un vrai rituel désormais. Nous avions mal estimé les distances et on trouve finalement une adresse pas terrible, complètement trempés de sueur et déjà crevés.

On profite de l’après-midi pour flâner. Le centre n’est pas bien grand, on en fait vite le tour mais il s’y dégage un certain charme. Le soir, la place centrale s’anime d’un marché local avec plein de petits stands de nourriture locale et même des burgers ! On ne craque pas et on choisit une gargote locale finalement pas terrible.

(On est déolés de ne pouvoir vous donner un aperçu visuel de cette bourgade: on ne remet pas la main sur les photos… :-( )

Périple classique lao

Le lendemain matin, retour à la gare routière. Nous comptons atteindre dans la journée le petit village de Kong Lor, situé à 200 ou 300 km.

On prend un premier bus pour Thakhek avec l’espoir de trouver la-bas, un transport y allant directement. A peine descendus, le guichetier nous dit qu’il faut remonter dans le même bus et lui demander de nous stopper à une certaine intersection et ensuite de prendre des tuktuks collectifs pour le village. Pas de soucis, on se dirige vers notre bus pour reprendre nos places. Popopo, c’était trop facile, le conducteur nous demande de repayer puisqu’on est descendus ! S’en suit une petite négociation, perdue d’avance, on doit donc repayer à nouveau un ticket.

Le reste du périple est plus rigolo, bien qu’éprouvant. A la fameuse intersection, on trouve facilement des tuktuks collectifs. Après 1h assis sur un banc en bois tout petit, on change encore de tuktuk, et on s’enfonce sur une route de campagne bien moisie, avec une dizaine de locaux tous contents de voyager avec des touristes. Tout le monde nous regarde, nous sourit, et l’un d’eux nous fera même l’honneur d’une (très) longue chanson avec son instrument typique: un mix entre une flûte et un didgeridoo.

C’est donc après 9h de trajet qu’on arrive dans le micro-village de Kong Lor, qui nous charme immédiatement. On trouve très vite une superbe GH, et on part faire un tour dans le village, tout mignon, très authentique.

Les profondeurs du Laos

Grand jour : on part à pied visiter la grande grotte de Kong Lor. Ce trou sous la montagne fait quand même 7km de long, et se traverse uniquement en pirogue. A l’entrée, on se fait aborder par Kevin, un américain solitaire qui voyage à moto et qui cherche à partager le prix de la pirogue. On embarque donc tous les 3 pour 1h de pirogue, très souvent dans le noir complet, munis de nos frontales.

Image64

La traversée est ponctuée d’arrêts pour voir d’immenses stalactites et autres formations. Les endroits sont bien aménagés et éclairés en mode disco. La période est plutôt à la sécheresse, on est donc obligés de descendre deux ou trois fois de la pirogue pour la pousser les pieds dans l’eau, dans le noir et dans la bonne humeur.

Arrivés à l’autre extrémité, on fait une petite pause et on repart dans l’autre sens à toute vitesse cette fois-ci.

La grotte est donc aussi impressionnante qu’on pouvait s’y attendre. Certaines portions font facilement 25 mètres de haut, et ses 7km de longueur sans voir la lumière du jour laissent pantois.

De retour au village, on laisse Kévin repartir avec sa moto, et on décide de rester une nuit de plus, à profiter de la quiétude du village. On part le lendemain à 7h pour 9h de bus pour la capitale Vientiane !


Ça peut servir :

Bus pour Savannaket depuis Paksé: 65 000 kips

Bus (les 2!) pour Kong Lor depuis Savannaket: 60 000 kips + 2 tuktus collectifs: 50 000 kips 

Auberge Kong Lor : Chanta Inn: 60 000 kips la chambre dble avec Sdb

Visite du parc de la grotte: 2 000 kips

Prix d’une pirogue: 100 000 kips (c’est donc mieux de la remplir au max!)

Pas de commentaires

Laisser un commentaire