Asie Carnets de voyage Chine

CHINE – 北京

Avec l’appréhension de prendre un bon choc des cultures, on débarque en Chine pour 1 à 2 mois selon affinités !

 

Timing parfait !

Quand on fait son itinéraire depuis Paris, on ne pense pas forcément à tout… Nous, on ne savait pas que notre jour d’arrivée, le 1er mai, correspondait à un des seuls jours de l’année où TOUTE la Chine était en vacances. Et pour couronner le tout, ce coup-ci ils font tous le pont. Bison Futé aurait pu classer toute la Chine en « Plus noir que ça tu meurs ».

Logiquement, on a eu beaucoup de mal à trouver un hébergement correct et dans nos prix (et pour être honnête on s’y est pris au dernier moment, comme on avait l’habitude de le faire en Asie). On optera pour une auberge de jeunesse, très chère et peu recommandable (par là on veut dire personnel pas toujours sympa et trop cher pour ce que c’était), dans le quartier branché de Sanlitun.

Contrairement aux pays déjà parcourus, en Chine il est bon de réserver à l’avance son logement pour des raisons de budget. On ne s’attendait pas à dépenser autant pour l’hébergement et on fera la plupart des grandes villes, en dortoir (nos premiers !), pour limiter la casse.

Pékin, ils sont où les chinois ?

Vous l’avez compris tout de suite compris à la lecture du titre de cet article: nous allons ici vous raconter nos 4 jours à Pékin! :-)

Dès le premier jour, un paquet de choses nous marquent.

On imaginait Pékin, un peu comme Shanghai, avec plein de buildings hauts et modernes. Pas vraiment: ici tout est plat, et très étalé ; les distances sont gigantesques.

Pékin, pour nous c’était l’effervescence, la foule, l’animation, le sentiment d’oppression à son paroxysme. Encore une fois, on était dans le faux. Pékin est presque calme et silencieuse (en même temps, on arrivait d’HoChiMinh !). La partie centrale de la ville, celle qui abrite les palais et lieux touristiques, ne comportent que peu de lieux de vie de locaux (pas de logements, pas de magasins…). Sans avoir eu le sentiment d’être seul, on n’a pas été emporté par une quelconque atmosphère, tout semblait trop calme, trop tranquille.

On a par exemple souvent eu du mal à trouver des endroits pour manger dans le centre de la ville, et on a beaucoup, beaucoup marché entre les différents sites.

On a ainsi dû prendre quelque fois le métro. Nous avions peur des heures de pointe, à tort. Les chinois ont TOUS les yeux rivés sur les portables, absolument TOUS, ça en devient inquiétant. (On fait pareil nous?)

On avait pris l’habitude de tout faire en tongs ; elles étaient devenues une seconde peau pour nos pieds. Dès le premier jour, on a senti des regards interrogateurs et étonnés, en direction de nos pieds. Après s’être assuré que cela ne provenait pas de l’odeur, on a appris que la tong est l’appareil des pauvres, et qu’en ville, les gens portent des chaussures fermées, ou ouvertes mais plus classes. Un peu comme chez nous quoi.

Enfin, et pour fermer le registre des bizarreries pékinoises, on trouve des toilettes publiques vraiment partout, et dans quasiment toutes les rues des vieux quartiers. Cela s’explique d’une part par le fait que les vieilles habitations n’en possèdent pas,  et d’autre part, par les JO de Pékin 2008 puisque les autorités ont du améliorer beaucoup de services.

Ceci étant dit, il y a toilettes et toilettes. Ici, on parle souvent d’une rigole commune et d’aucun mur (ou alors un muret de 1 m de haut…) et parfois on a de la chance et il y a une porte ! Les chinois n’ont pas du tout les mêmes notions de pudeur et d’intimité que nous. Et au passage, on pourrait rebaptiser les « toilettes turques » par « toilettes chinoises » car ici c’est aussi accroupi qu’on fait sa petite affaire ! Même au MacDo ! Pour exemple, les photos ci-dessous: et niveau propreté ce sont les plus propres qu’on ait pu voir!

Que faire à Pékin ?

Nous avions prévu 5 jours dont un ou plus pour la Grande Muraille. A refaire on réduirait peut-être à 4.

La place Tienanmen

Une des places les plus connus du monde avec la Place Rouge de Moscou et le parvis de l’Eglise de Bondoufle. Ses dimensions sont simplement gigantesques, à la (dé)mesure du pays et fait du coup un peu vide. Le mausolée de Mao trône en son centre et le musée national et l’assemblée l’encadrent. Autant dire que ce n’est pas la finesse qui règne, tout est carré, en béton, sans âme mais vraiment impressionnant.

On est resté un long moment à réaliser où nous étions. La nuit nous a rattrapé et on se rapproche d’un rassemblement. La garde nationale procède au retrait du drapeau. Assez vite, on se rend compte qu’on est les seuls blancs et que beaucoup de chinois préfèrent nous regarder, oubliant les soldats au pas. L’un d’eux, une jeune fille, ose nous demander un selfie. On accepte, flattés. Erreur, une petite queue semble se dessiner pour poser avec nous, et le portrait de Mao en fond. La foule est dense, on n’est pas serein, on s’éclipse, la célébrité, c’est pas pour nous.

La cité interdite

Le Joyau de Pékin. Nous l’avons fait sous un temps radieux et cela nous a beaucoup aidé. En effet, la visite ne commence pas sous les meilleurs auspices quand vous constatez que, peu importe l’heure ou le jour, la queue est gigantesque et le monde autour des palais un peu repoussant. Heureusement, un grandiose portrait de Mao, bien peigné, vous regarde avec bienveillance.

Image21

La cité, très symétrique s’organise autour d’un axe central, où sont alignés 4 ou 5 immenses palais à la chinoise. On adore le style et les toitures et ça change des temples qu’on a eu l’occasion de visiter jusqu’ici. On ne peut pas y pénétrer, on se contente d’admirer l’architecture extérieure et de passer une tête par les grandes fenêtres pour apercevoir les dimensions, le vide ou un grand trône. Tout est or et sang, tout est beau ! Sur le côté, d’autres salles, d’autres temples, d’autres jardins. Les toits rebiquent. Les escaliers sont magnifiques, tout décorés, et s’étalent sur des dizaines de mètres. Ils ont vu les choses en grand, c’est pas l’espace qui manque ici.

On ne prend que 2heures pour tout voir, mais on en ressort assez impressionné encore une fois par la grandeur et la majesté du lieu. A la sortie, on peut monter en haut de la « colline de charbon » et admiré la cité d’en haut. A faire.

Le palais d’été

A l’autre bout de la ville, se dresse le Palais d’été, un immense parc ponctué de quelques temples et palais royaux. L’empereur ne pouvant pas se mêler au peuple, une mini fausse ville en bord d’un mini fleuve a été créée de toute pièce pour qu’il puisse en profiter. Nous n’avons pas particulièrement aimé l’endroit même si la vue sur le lac et les balades dans le jardin sont sympa.

Il faut dire qu’on avait rien prévu pour manger et qu’on a dû se contenter d’une vieille saucisse sur un cure dent (ils osent appeler ça Hot Dog) et d’un paquet de chips à la tomate dégueu ! (Gwen était dévastée…) : Le picnic chinois ça craint.

Le parc olympique

Tout le monde se souvient des JO de Pékin en 2008. Des quartiers entiers ont été rasés pour laisser place à toutes les installations. Encore une fois c’est un peu du délire. De chaque côté d’une immense avenue, large comme 3 terrains de foot, et toute bétonnée, se placent, entre autres le grand et beau stade olympique, le fameux « nid », l’ancien emplacement de la flamme ainsi que le « cube », la piscine olympique.

Le quartier des Hutongs

Une chose à ne pas manquer : les vieux quartiers de Pékin, où se cachent les Hutongs, vieilles habitations traditionnelles pékinoises. Aux murs gris, petites, entassées, non-équipés de toilettes (d’où la présence à toutes les rues de toilettes publiques), elles semblent sorties tout droit du passé. Impossible de ne pas se perdre dans le méandre des petites rues où tout se ressemble.

Pas loin, on visite la tour de la cloche, le palais de Confucius et le temple des lamas. Nous ne sommes pas encore rassasiés de l’architecture chinoise et on en bouffe tant qu’on peut J On adore ces toits qui rebiquent et les murs travaillés dans le détail.

 

Prochaine étape, une des plus marquantes depuis notre départ : La grande muraille de Chine !!!


Ça peut servir :

1 € = 7 yuans

Taxi aeroport – centre ville : Entre 75 et 100 Y

Beijing Sanlitun Hostel : Chambre double, sdb commune 240Y

Entrée de la cité interdite : 60Y

 Entrée temple de Confucius: 30 Y

Entrée temple des Lamas: 25 Y

Entrée Palais d’été: 30Y

1 ticket de métro: entre 5 et 10Y selon le voyage

 

 

3 Commentaires

  • Reply
    Paulé Puaud
    21 août 2016 at 8 h 58 min

    Hey les copains !!!

    On vient enfin faire un tout sur votre blog (oui c’est pas bien) !

    On est super content de prendre un peu de vos nouvelles ! Il nous arrive de penser à vous de temps à autres !
    On espère que vous profitez bien ?!!!!! Quelles sont les prochaines étapes déjà ?! Heureux que vous ayez apprécié la Chine !

    Nous ré-emménageons à Tours avec Béa la semaine prochaine : retour à la vie sédentaire ! On s’est quand même accordé encore une semaine de vacances sur l’île anglaise de Jersey, on avait déjà trop envie de revisiter des choses, parler anglais, voir des paysages de fous ….

    Enfin bref. On vous embrasse bien fort, cette fois on va bien vous suivre !
    A très vite !
    Et vous êtes bien sûr les bienvenus à Tours dans notre chez nous quand vous reviendrez dans l’hexagone.
    Bisouuuus !

    • Reply
      G&G Shake The World
      28 septembre 2016 at 18 h 25 min

      Avec un scandaleux mois de retard, on vous a répondu ! check tes mails 😉
      Et merci pour ce super gentil commentaire qui nous a vraiment fait plaisir !!!

  • Reply
    cauvin
    11 septembre 2016 at 18 h 23 min

    Ha ces toits qui rebiquent c est quand meme la classe

  • Laisser un commentaire