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CHINE – Le Yunnan touristique

On continue la découverte de la province du Yunnan en enchaînant les villes touristiques de Dali et Lijiang puis en fleurtant avec le Tibet à Shangri-La.

 

A Dali, on est béni !

Un début prometteur

Les bus venant de Kunming s’arrêtent à New Dali, à une grosse vingtaine de km du Old Dali, siège de la vile historique et touristique. Le guide nous avait prévenu : « prenez le bus 2 ou 4…enfin si vous les trouvez ». Après plusieurs dizaines de minutes d’errance et de tentatives de communication avec les locaux, on est sur le point d’abandonner pour un taxi trop onéreux. C’est à ce moment que la Chine se rappelle à nous en nous montrant pourquoi on l’a tant aimé : Lewis, un jeune chinois nous aborde avec un timide « Can I help you ? », on saute sur l’occasion et on lui explique notre problème. Bien que Lewis ne connaisse en réalité qu’une phrase en anglais, notre nouveau meilleur ami comprend notre soucis et trafique sur son téléphone pendant 10 minutes en nous disant tous les 30 secondes « Wait my friends ».

On s’apprête encore une fois à abandonner mais Lewis insiste et une voiture bien propre se gare à notre hauteur : Lewis vient de payer un taxi via l’application Uber chinoise. Nous sommes pris de court, on refuse catégoriquement et on propose de lui rembourser illico, mais Lewis est tenace et la course est déjà payée. On prend alors ces coordonnées Weibo (le whatsapp chinois) et on se promet de rester en contact. On comprend alors que Lewis était trop content d’aider deux européens et de s’en faire des amis. On le quitte, tout heureux d’avoir pu rencontrer ce genre de personnage et encore « sur le cul » par une telle démonstration de gentillesse !

Le charme opère

La chance nous ne lâche pas : alors que nous avions réservé 2 nuits en dortoir, l’auberge nous dit qu’on peut prendre une chambre double pour le même prix. Banco !

La ville de Dali est connue dans toute la Chine pour son centre fortifié plein de petites ruelles. Les rues sont encore magnifiques et même si la plupart ont été reconstruites, on croirait plonger dans la Chine d’antan…à un gros détail près : les petites maisons sont remplacées par des centaines et des centaines de boutiques pour touristes, des restaurants, des bars bruyants, un Macdo et de façon complètement incompréhensible des dizaines de boutiques de djembés en tout genre ( !!!) diffusant la même musique plutôt entrainante, heureusement.

Le charme opère tout de même et on prend plaisir à découvrir la tour de l’horloge, l’église catholique à l’architecture chinoise (!?), le marché central, les grandes portes perçant les fortifications et les quelques ruelles où sont aménagées des petits cours d’eau en forme de dragon et entourés d’arbres.

Le clou du spectacle

L’une des principales attractions de Dali est le sous-estimé, temple des 3 pagodes. L’image est connue : trois tours côte-à-côte au style très reconnaissable. Pour une raison qu’on ignore beaucoup de gens se contentent de faire le tour de ces 3 tours finalement un peu décevante. Or, derrière se cachent une succession de palais incroyables sur plus de 2km vers la montagne. Les palais abritent tous des statues en or gigantesque et sont d’un faste incomparable. La visite est éreintante car toute en montée mais à chaque volée de marches, une nouvelle surprise : un super jardin, une statue à 18 bras, un temple recouvert d’or, … Ce temple restera l’un de nos préférés de Chine !

Mise au vert

Dali est niché entre une petite chaine de montagne et un immense lac : le lac Erhai. Nous ne voulions pas partir sans y faire un tour. On part donc le longer en vélo, et on découvre un superbe « littoral », avec de magnifiques maisons, des hôtels très classes, et plein de locaux venus ici pour se mettre au vert : les gens font des pique-niques, du vélo, profitent du soleil, caressent des lamas (!?) et nous font plein de coucous… c’est une des rares fois que nous voyons les chinois réellement profiter de la vie, à la cool !

Shangri-La, un avant-goût du Tibet !

Le Tibet est une région mythique, mais faute de temps (ben oui on a qu’un an !! #scandale) nous ne nous y aventurerons pas. De plus, il semble qu’il faille y entrer avec un permis touristique.

Shangri-La est la dernière ville un poil touristique avant le Tibet. A 6h de bus de Dali, on reconnait déjà quelques marques reconnaissables : les temples tibétains, les petits drapeaux bouddhistes partout, …

La ville est une petite déception : après un énorme incendie, le centre-ville fut totalement détruit et perdit donc de son charme. Le gouvernement pris alors la décision de tout reconstruire et de recréer une vieille ville, mais neuve. Evidemment, cela se voit, et il est difficile de se croire au Tibet lorsque l’on foule des rues en pierres neuves et impeccables et que l’on est entouré de magasins et restaurants à la devanture en bois flambant neuf.

Malgré tout ça, la ville n’est pas désagréable et en son centre trône le plus grand moulin à prières du monde. Cet immense tourniquet exige qu’au moins 5 ou 6 personnes s’activent de toute leur force pour se mettre en mouvement. Il est gravé de tout son long et brille de mille feux lorsque le soleil frappe son pourtour.

La vraie raison de notre venue

Pour être honnête, nous savions que Shangri-La n’était pas une destination à ne manquer sous aucun pretexte, mais… nous avions eu vent d’un endroit féérique : un restaurant français !

Grâce au blog Le Grand Break, de nos copains Alex et Claire rencontrés au Laos, notre programme de la première soirée était fixé depuis 3 semaines : aller au Flying Tigers pour manger un burger au bleu et à la viande de yak avec un verre de vin ! Après 5 mois en Asie, c’est une expérience qui frise avec l’orgasme.

La vraie raison notre venue (la vraie cette fois !)

Pour notre deuxième jour, nous louons un scooter en ville, et partons sur les routes chinoises pour la première fois en deux roues.

Le bijou de Shangri-La se trouve à la sortie de la ville : un immense monastère tibétain, ressemblant énormément au mythique Potala de Lhassa, capitale du Tibet.

L’endroit est immense, et même malgré cette manie chinoise de tout transformer en pompe à fric pour touristes (mini-bus, stands de souvenirs…), on ressent une certaine spiritualité.

Il y règne une atmosphère étrange : les salles sont sombres et froides, les statues et représentations de bouddhas sont tantôt féroces, tantôt gigantesques, mais tout le temps impressionnantes, les moines présents récitent les textes sacrés avec ce ton si reconnaissable et mystique.

On ne croisera que peu de moines, mais on aura l’occasion d’entrevoir les cuisines, les salles pour les apprentis et le petit village annexé où dorment ces hommes. On peut dire sans l’ombre d’un doute que leur vie semble austère.

En s’éloignant un peu du monastère, on découvre de super points de vue sur celui-ci qui montrent la grandeur d’un tel édifice.

On reprend ensuite notre bolide avec la ferme intention d’aller voir cet immense lac Napa. Après avoir malignement évité l’entrée payante (faire payer pour avoir accès à un champ de boue devant le lac, un scandale !), on s’aperçoit enfin que le lac que nous cherchons depuis 45 minutes est complètement à sec.

On ne veut pas y croire et on repart dans l’autre sens, pour en faire le tour complet. Après encore 1h30 de route, on en est sûr, ce maudit lac est vide. Heureusement, les troupeaux de vaches et les chevaux l’ont envahi, le soleil est lui, bien présent, et l’endroit nous rappelle furieusement les paysages de Mongolie.

La journée était magnifique, et entre le monastère et les immenses paysages chinois, nous en avons pris plein les yeux. C’est donc tout guilleret qu’on retourne rendre le scooter. Mais nous avions dû fâcher bouddha puisqu’à 50 mètres de l’agence, après un freinage un peu brutal, la poignée du frein arrière se bloque totalement. La soirée se transforme donc en mission impossible : faire comprendre au gentil loueur que la poignée s’est bloquée mais qu’on y est pour rien, en chinois, avec les doigts !! Après plusieurs longues minutes d’incompréhension, on trouve de l’aide dans l’auberge d’en face qui fera la traduction pour nous. Alors que le loueur voulait partir avec Guillaume voir le garage à la sortie de la ville pour estimer les degâts (le meilleur moyen pour ne rien comprendre et se faire plumer) on réussit à s’en tirer en filant 30Yuans soit un peu moins de 5€ ! Ouf !

En rentrant dans notre auberge glaciale, on rencontre dans notre dortoir Nahou (évidemment ça ne doit pas s’écrire comme ça), une coréenne de 21ans qui voyage seule et avec qui nous irons dîner dans un restaurant tibétain en se moquant des chinois, faisant leur danse sportive devant nous !

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Ça peut servir :

Auberge Dali : The Jade Emeraud – 80Yuans en dortoir (mais nous avons eu une chambre double !)

Entrée des 3 pagodes : 60Yuans par personne avec fausse carte étudiante

Bus Dali-ShangriLa : 234Y pour 2 – 6h

Auberge ShangriLa : ShangriLa Baita International : Belle auberge, mais service minimum et chambre glaciale : à éviter

Restaurant ShangriLa : The flying tigers – Super burger au steack yak et au bleu

 

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