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AUSTRALIE – Remontée au Centre Rouge

La deuxième partie de notre road-trip australien commence à Adélaïde : La remontée, par le désert, vers Alice Springs. 

Les prémices du désert

Jour13 : Adélaïde

Le verdict concernant les grandes villes australiennes est toujours le même : l’atmosphère y est agréable, à la cool, mais la visite en est vite fait et ne casse pas 3 pattes à un canard.

Ainsi, Adélaïde ne déroge pas à la règle. La ville est assez petite et seulement quelques quartiers valent le coup d’œil. On passe voir le parc botanique, les bâtiments officiels de North Terrace, les grandes places du cœur de ville, les rues marchandes et piétonnes (où trônent de magnifiques statues de cochons).

Finalement, notre endroit préféré sera le Central Market, puisqu’on y trouvera une superbe fromagerie. Après plusieurs minutes à produire massivement de la salive et à rechercher les odeurs de fromages qui puent, la fromagère, ayant compris d’où nous venions et ayant décelé notre manque évident, nous fera goûter 4 ou 5 morceaux différents. Le bonheur ! Simplement !

On assistera également à une scène cocasse : une classe de jeunes écoliers australiens arrivent sur le stand et la fromagère organise une petite dégustation. Elle commence par un gouda insipide qui rencontre un franc succès, enchaîne avec un camembert, et finit en sortant le roquefort qu’elle accompagne d’un : « Attention, celui-là n’est que pour les plus courageux ». Résultat : le peu de téméraires ayant goûtés en se bouchant le nez le regrettent amèrement et tentent de tout recracher discrètement :-)

Pour la forme, on achètera un mini camembert qu’on dégustera en deux fois dans notre petit van…

En fin de journée, on décide de se rapprocher de Port Augusta, ville de départ de la fameuse Stuart Highway, qui traverse tout le pays du Nord au Sud.


Ça peut servir :

Camping : Crystal Brook Jubeele Park – Gratuit


Jour14 : Crystal Brook – Port Augusta

Petite journée de route jusqu’à Port Augusta où l’on se pose dans un camping payant pour faire les courses, ranger, squatter le wifi du macdo et surtout préparer la traversée du désert.

On prend cependant le temps d’aller faire un tour au « Arid Lands Botanical Garden », qui permet de se promener gratuitement à travers toutes les espèces végétales poussant dans les zones arides du désert. On aura également la chance de tomber sur deux kangourous passant par la !


Ça peut servir :

Camping : Big 4 Port Augusta – 35$


Jour15 : Port Augusta – Coober Pedy

Ça y est, on y est : la traversée du désert du centre de l’Australie. A partir de Port Augusta et jusqu’à Coober Pedy, les villes et les stations-services se comptent sur les doigts d’une main handicapée n’ayant plus que deux doigts.

Notre van consommant énormément nous avions un peu peur de tomber en rade d’essence au milieu de nulle part. Après quelques calculs savants, et en s’arrêtant à toutes les stations (soit 2), nous sommes rassurés, ça passera.

C’est donc tout excité, quoi qu’un peu fébrile qu’on part pour 540km de rien. Très vite, les paysages changent, et la végétation fait place à un immense rien. Mais ce rien varie : tantôt rocailleux, tantôt jaune, tantôt un peu vert. Nous sommes réellement et agréablement surpris par la vision que nous offre la route, d’ailleurs en parfaite état.

Deuxième surprise : nous pensions être seuls face au désert et au bitume, mais ce n’est pas vraiment le cas. Rien à voir évidemment avec un périph’ aux heures de pointe, mais nous croisons plusieurs énormes camping-cars conduits par des australiens profitant de leurs retraites pour la plupart.

Troisième surprise : étant en hiver, les températures sont très modérées : une vingtaine de degrés dans la journée, et un peu moins la nuit.

Ainsi lorsqu’on fait le plein à Pimba et Glendamdo, on trouve une petite dizaine d’aventuriers faisant le chemin jusqu’au Centre Rouge.

La route est loin d’être désagréable et pas si monotone qu’on aurait pu le penser. On s’arrête 4 ou 5 fois pour prendre des photos ou sortir de la route pour atteindre des points de vue sur d’immenses lacs presque asséchés comme le Lake Hart.

Finalement la principale difficulté de cette traversée réside dans les dépassements de Road-Trains, immenses camions tractant 3 remorques et atteignant les 55 mètres de long et roulant à plus de 90km/h. Pour doubler un tel monstre, il faut s’assurer d’avoir au minimum 800 mètres de visibilité sur une route vide… et même dans le désert c’est pas simple. Autant dire, que quand on commence la manœuvre, tout le monde dans la voiture sert bien les fesses et se concentrent.

On arrive donc sans l’ombre d’un souci à Coober Pedy, la ville principale de la partie sud du désert, on s’achète des bières pour fêter ça et on part à la recherche d’un spot tranquille pour passer la nuit gratuitement, dans le désert !

On trouve facilement un endroit déjà squatté par une poignée d’autres caravaniers, et lorsque le soleil décline on s’émerveille devant son coucher, le silence assourdissant et les étoiles par milliard.


Ça peut servir :

Camping : Près du Hutchison Memorial – Camping sauvage toléré – Gratuit


Jour16: Coober Pedy

N’étant pas réellement préssés, nous décidons de rester toute une journée à Coober Pedy. La ville est pourtant l’une des plus moches de la planète.

Elle fut construite pour exploiter les mines aux alentours. Cependant, rien n’est simple ici puisqu’il y règne une température affreuse la majeure partie de l’année, et que les sources d’eau sont inexistantes.

La ville est donc tout poussiéreuse, faite de tôles et de terres, n’offre que du jaune-sable pour les yeux et a des airs de bidonville. Une petite colline, appelée Big Winch, permet de dominer la localité et de se rendre compte de son isolement et sa mocheté…

Trois choses nous ont particulièrement marquées. Tout d’abord, une bonne partie des bâtiments est sous terre. Les églises et les hôtels sont tous troglodytes et seule la petite entrée est en surface. On fait donc le tour des différentes églises et on se rend compte de l’efficacité de cette méthode, puisque l’air y est vraiment frais. Ensuite, et ce n’est pas étonnant, tout y est plus cher qu’ailleurs : l’essence, l’eau, les fruits… Enfin, nous avons été attristés de voir la condition des aborigènes : l’immense majorité semble zoner et errer dans les rues, sans but. Ils sont par petits groupes, assis sur les trottoirs et semblent véritablement ostraciser et mis au ban de la société ! Vraiment choquant.

A part quelques visites d’églises et d’anciennes mines, la ville ne présente que peu d’intérêt. On profite donc de la matinée pour aller voir de nos yeux, la fameuse « dingo fence » : cette barrière est la plus grande du monde et a pour but de contenir les dingos, chiens sauvages du désert, dans la partie désertique afin de les empêcher de venir attaquer les troupeaux des fermiers australiens plus au sud.

L’autre incontournable consiste à aller jusqu’au Breakaways, formation montagneuse originale et colorée. On passera notre tour, car la route n’est pas conseillée en van et les tours en 4×4 sont hors de prix.

On finit la journée en squattant le wifi de la bibliothèque, et en apprenant que la France vient de se venger en battant l’Allemagne en demi-finale de l’Euro.


Ça peut servir :

Camping : Big 4 Stuart Range Outback Resort – 31$


Jour17: Coober Pedy – Alice Springs

Rebelote, après un jour de repos, nous reprenons la route pour avaler les 690km qui nous séparent de notre destination finale : Alice Springs.

Les paysages, certes désertiques, mais plutôt variés, de l’avant-veille font place cette fois à une monotonie du vide. Encore une fois, on ne trouve que deux stations-services sur le chemin, la première arrivant après 250km.

Les deux localités, Marla et Erlunda, ne se composent que d’une demi-douzaine de bâtiments et ressemblent réellement à des villages fantômes désertés depuis des décennies.

A l’entrée d’Alice Springs, on pousse les roseaux dans le seul terrain où le camping sauvage est toléré et on range le van pour le rendre le lendemain.


Ça peut servir :

Camping : Terrain vague avant l’embranchement pour l’aéroport – Gratuit


Jour17 :  Les adieux avec Mighty

Sachant que nous allons revisiter la ville avec les parents de Guillaume, on consacre la journée à trouver du gaz pour remplir la bouteille et à squatter le MacDo. On est triste de rendre notre cher Mighty qui nous aura accompagné pendant 18 jours sans l’ombre d’une panne ou d’un problème.

On est vite consolé en récupérant le magnifique 4×4 loué par les parents et en posant nos sac à l’auberge Alice Secret, super sympa et où l’on pourra voir la finale de l’Euro à 4h du mat’.

On se couche tôt car le lendemain, nous prenons la route vers l’aéroport de Ayers Rocks pour récupérer une première fournée de Cauvin à la mi-journée


Ça peut servir :

Logement : Alice Secret – Chambre double sans sdb – 65$

 

 

 

1 Commentaire

  • Reply
    Alex
    5 octobre 2016 at 1 h 32 min

    Généralement, c’est Claire qui s’occupe des relations publiques mais là, j’ai tellement dévoré vos articles australiens que je me suis décidé à vous laisser un commentaire (le tout premier tout blog confondu depuis qu’on est parti). J’adore le style d’écriture et vos photos ! C’est bien spontané comme il faut ! Alors allez hop, au boulot, maintenant il me faut ma dose hebdomadaire :)

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