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AUSTRALIE – Retrouvailles au Centre Rouge

On abandonne notre van pour voyager avec la famille Cauvin pendant 3 semaines et retrouver un peu de confort !

 

Retrouvailles à l’autre bout du monde

Après s’être levé à 4h du mat’ pour voir un des pires attaquants du championnat français détruire nos rêves de titre européen à la maison, nous prenons la route pour l’aéroport d’Ayers Rock, en plein milieu du désert australien, pour récupérer les parents de Guillaume. Après 6 mois, tout le monde est super heureux de se revoir, d’autant plus quand cela se passe à des milliers de kms de la France.

Uluru est certainement un des aéroports les plus petits d’Australie voire du monde : une piste, pas de panneau d’affichage, et un distributeur automatique : ça met dans l’ambiance ! Les parents débarquent enfin après plus de 30heures de vol depuis Paris et on embarque tous dans le superbe 4×4, puisqu’on a été surclassé !

Le Centre Rouge, car ils te saignent

A 440kms d’Alice Springs, la ville principale du centre de l’Australie, se trouvent les sites d’Uluru (ou Ayers Rocks) et de King’s Canyon. Cette région est appelée le Centre Rouge pour la couleur caractéristique du sable et des pierres.

Ici, tout est fait pour le tourisme. A proximité immédiate de chaque grand site, une ville touristique a été aménagé pour accueillir tous les voyageurs. A part ces lieux, il n’y a RIEN, mais alors RIEN de chez RIEN.

De plus, ces « villes » sont détenus par un même groupe hôtelier. Ainsi, même s’il est possible de loger dans un hôtel de luxe ou de planter sa tente dans le camping, l’argent va dans la même poche. Cette saine concurrence induit inévitablement une flambée des prix. Ainsi, pour une chambre basique avec 2 lits superposés et une sdb, dans le complexe le moins cher (quoi que très bien), il faut débourser plus de 365$.

Il en va de même pour les restaurants et les supermarchés, il est donc vraiment préférable de faire le plein à Alice Springs avant de s’aventurer dans le désert.

Enfin, et ceci est plus compréhensible, l’essence dans le coin est rare et coûte plus de double, en comparaison avec les stations côtières.

Tout ça pour dire, que le Centre Rouge n’est pas une escapade qu’il faut prendre à la légère financièrement.

Le Centre Rouge, le désert en mieux

Une fois, la pilule $ avalée, il est très facile de tomber sous le charme de la région.

Uluru ou Ayers Rock

A quelques kilomètres de Yulara se dresse le symbole du désert et de toute l’Australie : Uluru, le gros caillou rouge.

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Posé au milieu du nulle part, faisant presque tâche, Uluru semble tout droit venu de l’espace. Seule discontinuité à des kilomètres à la ronde, il représente un vrai mystère, surtout lorsque l’on apprend que seulement 1/10 de sa masse nous apparaît en surface, le reste plongeant sous le terre.

Pour découvrir Uluru, trois solutions :

  • Y grimper. Impossible de ne pas le savoir avant de tenter l’ascension : il est fortement déconseillé (pas interdit) de la faire. En effet, tout cailloux qu’il est pour nous, il est vénéré par les aborigènes, et c’est ainsi le comble de l’irrespect que de monter dessus. De plus, la grimpette est très glissante et dangereuse surtout à cause des bourrasques de vents. On passera donc notre tour sans l’ombre d’un regret
  • En faire le tour. Une petite ballade d’une dizaine de kilomètres permet d’apercevoir toutes les facettes d’Uluru. En 3 petites heures, on découvre toute l’originalité du rocher qu’il est loin du simple cailloux lisse. On découvre des traces de cascades, se créant lors des fortes pluies, des formes géométriques spéciales (crânes, animaux…), des anfractuosités plus ou moins grosses, et même une petite oasis.

Le site étant sacré, certaines parties du rocher sont « protégées ». Des petits panneaux délimitent des zones plus sacrées que d’autres, qu’il est interdit de prendre en photo, sous peine de déranger les esprits.

La rando et le picnic au pied d’Uluru représentent clairement un must de la région, qu’on aura adoré faire !

  • L’admirer au coucher du soleil. Tout le monde a déjà vu cette photo ou carte postale : selon l’inclinaison du soleil pendant sa course finale, Uluru prend différentes teintes : d’abord rouge, puis orange, puis marron, puis violet, puis presque noir.

Il suffit de se garer sur le seul spot autorisé et bien indiqué, de se poser sur le toit de son pick-up à la mode australienne, et de contempler le spectacle pendant une ou deux heures en notant toutes les différentes nuances. On ne s’en lasse pas !

Près du site, on trouve également un petit centre culturel bien minable qui n’a pour but que de vous faire cracher vos $. A part quelques panneaux moisis, le long d’une petite boucle près du rocher, il est très compliqué d’en apprendre beaucoup sur le site, que ce soit sur sa formation, ses caractéristiques géologiques ou son importance pour les aborigènes. Vraiment dommage.

Cela dit, cela ne gâche en rien le spectacle et on repart de là très heureux d’avoir pu voir un tel monument.

Le premier soir, on se retrouve au resto de l’hôtel: hyper convivial, tout se passe dehors, tout le monde s’assoit à coté des autres sur de grandes tables en bois en profitant de la musique country australienne et de la gastronomie locale: pizzas, wraps, frites et of course, bières !

Kata Tjuta ou Les Olgas

Beaucoup moins connu que son voisin Uluru, le site de Kata Tjuta mérite largement le détour. A 50 kilomètres d’Uluru s’élève la deuxième bizarrerie de la région : un arrangement chaotique d’immenses rochers s’étalant sur quelques kilomètres à peine, et formant selon l’angle, un enchainement de crânes.

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Le site est également sacré, et seule une petite partie se laisse découvrir. Il existe plusieurs randos pour rentrer dans cette formation et la découvrir de l’intérieur. On en fera deux, mais la meilleure est sans conteste la « Valley of the Winds Walk ». Faisable en 2h30-3h, elle permet de faire le tour des principaux belvédères et surtout de marcher à l’intérieur du site et découvrir les rochers sous un autre angle.

Qu’on se le dise, ce fut le meilleur moment au Centre Rouge, encore plus impressionnant qu’Uluru. Ce site ne connait pas la notoriété qu’il mérite.

Après 3 jours dans la partie Sud du Centre Rouge, on reprend le 4×4 pour 200km à travers rien afin de poser nos valises 2 jours à King’s Canyon.

Kings canyon

Même endroit, même logique : à 5km du site, un unique complexe touristiques accueillent tous les curieux. Les prix s’envolent, mais coup de bol, on bénéficie de 50% sur notre deuxième nuit, ce qui évitera aux parents de connaitre les joies des sanitaires communs lorsqu’il fait zéro la nuit.

L’endroit est, comme à Yulara, bien aménagé et chaque soir, un grand barbecue est organisé sous un chapiteau. On y découvrira Rod Dowsett, un vrai vieux gars du bush, cheveux longs (et frisés !) chemise à carreaux et chapeau typique, voix indescriptible et guitare à la main, qui sillonne le désert (ça ne fait donc pas beaucoup de dates pour une tournée) pour vendre ses albums. On tombera tous sous son charme et on achètera même son CD pour se repasser en boucle son célèbre tube « Chinatown« .

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Le lendemain, on part en fin de matinée pour la marche incontournable : The king’s canyon Rim Walk.

A l’image des deux sites précédents, au beau milieu de rien, surgit sans prévenir une falaise et l’immense canyon qui l’accompagne. Mise à part le fait qu’il détonne dans ce désert si plat, l’intérêt de cet endroit est de présenter des paysages très variés.

Ainsi, après une petite grimpette sévère de 10 minutes pour atteindre le haut de la falaise, on marche pendant 4 ou 5 heures, à son rythme, au-dessus du canyon. Dans ce genre d’endroits, seules les photos permettent de décrire fidèlement ce qu’on voit, tant on n’a pas l’habitude d’en voir dans nos contrées.

Au cours de la rando, plusieurs points de vue font froid dans le dos, puisqu’on peut s’allonger et se pencher totalement dans la vue, au droit de la falaise. Le must surgit littéralement après 2h de marche, lorsqu’une véritable oasis de verdure et un petit étang apparaissent au milieu de ce spectacle si sec.

La journée est parfaite, il fait beau mais pas trop chaud, le spectacle est étonnant, il y a très peu de monde, et on prend même le temps de faire une sieste digestive !!!

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Le soir, bien crevé, on retourne, comme des groupies teenagers, voir Rod Dowsett qui a changé de chemise. Grâce à notre maquillage Bleu-Blanc-Rouge, 14 juillet oblige, on rencontre plein de monde venu nous demander pourquoi on gâche nos si beaux visages.

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On se fait notamment aborder par une famille française qui vient de prendre la fameuse piste « Larapinta Drive » qui relie King’s Canyon à Alice Springs. A mi-chemin, ils crèvent deux fois coup sur coup et se retrouvent au milieu du désert, seuls, avec une unique roue de secours. Coup de chance, une série de 4×4 australiens arrivent peu après et ont assez de places pour prendre les 5 occupants et leurs bagages.

Nous qui voulions tenter une route réservée au 4×4 via la « Ernest Gilles Drive » pour gagner du temps lors de notre retour à Alice Springs, on se retrouve tout refroidis.

Le lendemain, ces mêmes français tapent à notre porte pour nous dire d’allumer la télé : toutes les chaines australiennes ne parlent que d’une chose: la catastrophe de Nice…

Alice Springs

Après 5 jours dans le désert aride, les parents découvrent enfin une ville australienne. Malheureusement c’est loin d’être la plus belle, et c’est surtout l’une des plus choquantes.

On l’avait déjà constaté à Coober Pedy, les aborigènes semblent réellement mis au ban de la société. Une bonne partie d’entre eux errent sans but dans les rues et font peine à voir. Ils traînent en bande près des centres-commerciaux et leur situation n’a rien d’enviable. On ne savait rien de tout ça avant de venir en Australie, mais même si le gouvernement semble conduire une politique d’intégration et d’assimilation, le problème reste immense. Le guide de Routard nous apprend que peu d’aborigènes parviennent à intégrer le marché de l’emploi et que le pourcentage de la population sous l’emprise de l’alcool est impressionnant.

Heureusement, Alice Springs ce n’est pas qu’une ville moche, sans intérêt et qui fait peine à voir… quoi que..

On retrouve tout de même des restos et bars aux prix décents et surtout on profite des environs superbes de la ville.

Celle-ci est nichée en plein milieu des MacDonnell, une petite chaîne de montagne.

L’attraction principale est le Larapinta Trail, une randonnée qui traverse toute la chaîne et qui peut vous occuper pendant 15 jours. On se contente de faire seulement une grande boucle de 16km en une journée du Simpsons Gap jusqu’à un petit lac où nous étions censés voir des wallabies.

La randonnée est sympa mais est surtout marquée par la rencontre avec 3 rangers à la recherche d’un disparu… quelques minutes plus tard, un hélicoptère descendra presque jusqu’à notre niveau pour nous demander si ça va !

Enfin, on prend le temps d’aller visiter le Desert Park, pour que les parents voient leurs premiers kangourous et tous les animaux vivant dans le désert.

Le lendemain, on refait les valises pour rejoindre en avion la côté Est, et plus précisément Cairns, où Marine, la sœur de Guillaume, et Guillaume son copain, arrivent le lendemain !

 

3 Commentaires

  • Reply
    Agnès cauvin
    2 novembre 2016 at 9 h 07 min

    trop contente de me remémorer ces bons moments avec vous
    les photos sont superbes et les textes aussi
    merci les loulous

  • Reply
    Agnès et Roland
    3 novembre 2016 at 13 h 40 min

    WAOHHHHH, Tout est aussi fantastique que le décrivent nos voyageurs. Le centre rouge est la première étape de notre voyage extraordinaire grâce au pays, aux australiens, aux bières…..et surtout aux retrouvailles.
    Merci Gwen et Guillaume de nous avoir fait partager ce moment inoubliable

  • Reply
    Claire
    30 novembre 2016 at 19 h 41 min

    Oulalah, la famille Cauvin au grand complet, c’est émouvant !!

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