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AUSTRALIE – Côte Est: 2ème Partie

Après une grosse semaine à parcourir la côte, à 6 dans notre grosse voiture, on arrive au Paradis avant de reprendre la route vers Brisbane

Heron Island ou Paradise Island

Depuis que l’on a lu le programme de ces 3 semaines de retrouvailles familiales en Australie, nous attendions avec beaucoup d’impatience ces deux-jours-là.

Heron Island est sur le papier ce qui se rapproche le plus de l’île paradisiaque : à l’extrémité sud de la grande barrière de corail, à 70km des côtes, une île microscopique d’à peine 800 mètres de long, un seul et unique petit « éco-lodge », pouvant accueillir quelques dizaines de touristes dans des petits bungalows sans confort superflu, un des spots de plongée les plus beaux du monde (Cousteau aurait dit qu’il pourrait être dans le top 10 mondial), une moitié d’île laissée vierge, des côtes protégés, des centaines d’hérons, des milliers de poissons, un énorme spot de raies accessibles à pied, des dizaines de requins à quelques mètres du bord, un ciel étoilé parfait… bref ça donne envie et c’est encore mieux en vrai !

Evidemment, tout cela a un prix, et l’unique moyen d’accéder à l’île est de réserver un bungalow dans l’unique hôtel de l’île pour un minimum de deux nuits. Ce genre de destination n’est pas vraiment adapté au budget de tourdumondistes, c’est d’ailleurs pour cela qu’on se mettra la pression pour profiter de chacune minute !!!

Après deux heures de bateau, on débarque sur l’île et on se sent déjà privilégié en remarquant le peu de touristes et le caractère bien préservé de ce petit bijou. Les bungalows sont très bien : tout ce qu’il faut et surtout pas plus.

On ne perd pas une minute et on part faire le tour de l’île en longeant la côte les pieds dans l’eau. D’ici on voit déjà des poissons et même des raies ! Sur le côté terrestre, des dizaines de hérons nous regardent passer, impassibles. Une demi-heure plus tard, le tour est fait, en prenant son temps ! Génial, on se sent vraiment sur une île microscopique au bout du monde ! Et le coucher de Soleil est super!

Pour ne rien gâcher, les bières ne sont pas si chères et l’unique restaurant est une tuerie. En guise de deuxième dessert, on s’éloigne de quelques mètres des lumières de l’hôtel, on s’allonge sur le sol et on reste bouche-bée devant ce ciel étoilé : rarement dans nos vies, nous n’avions eu l’occasion de voir un ciel si pur et si plein d’étoiles ! Incroyable. Doublement incroyable, car on restera suffisamment longtemps pour voir 5 étoiles filantes, les premières pour Gwen !

Le lendemain, nous sommes sur le pont dès l’ouverture du petit-dej, afin de réserver l’excursion incontournable : la plongée (en masque et tuba) près de l’île ! Ce fut d’ailleurs une des plus grosses épreuves de ce séjour : comment ne pas se jeter sur le buffet « petit dej à volonté » de 15 mètres de long, histoire de pas vomir sur le bateau ?!

La plongée fut cependant un peu moins bien que celle au large de Port Douglas, car les coraux ont connu beaucoup de détériorations ces dernières années, l’eau était très froide et la marée haute nous éloignait du fond. Cependant, il y avait matières à nous épater : tortues, coraux, poissons super originaux et totalement inconnus pour nous…

L’après-midi fut encore mieux. A la pointe de l’île, un immense ban de sable permet de marcher plusieurs centaines de mètres vers le large tout en ayant largement pied. Sur la partie la plus proche de la côte, à marée haute, des dizaines et des dizaines de raies viennent s’enfouir dans le sable et profitent de sa chaleur pour se prélasser. Ainsi, il suffit de prendre son masque et de titiller un peu la sable pour voir des bans entiers de raies à quelques centimètres prendre la poudre d’escampette et chercher un spot plus calme. Dans ces mêmes eaux, nous avons pu croiser 3 énormes requins d’un à deux mètres et les suivre pendant plusieurs minutes sans problème ! Vraiment incroyable ! Des superbes souvenirs !

En fin de journée, histoire de profiter jusqu’au bout, on s’offre une dernière plongée en snorkeling jusqu’à l’épave: Guillaume et Roland iront l’explorer tandis que Guillaume, Marine et Gwen resteront à admirer une superbe petite tortue et un dernier gros requin!

Le soir, en se baladant pour chercher le meilleur spot de coucher de soleil, on aperçoit 7 petits requins en train de jouer à moins de 3 mètres de la plage ! Comment mieux finir son séjour sur l’île ?

Les baleines d’Hervey Bay

On pensait avoir atteint le summum avec Heron Island, Hervey Bay nous a fait mentir. A la descente du bateau on reprend la route pour 300km vers la ville d’Hervey Bay, mondialement renommée pour être sur le passage des baleines en migration des eaux froides du Sud vers les eaux chaudes de la barrière.

On arrive un peu tard à l’hôtel et on craint de ne pas trouver de places pour voir les baleines le lendemain. Le gérant de l’hôtel nous conseille vite et bien et réserve les 6 dernières places sur ce qu’il considère comme le meilleur tour-operator de la ville. On ne le savait pas encore mais nous avons une bonne étoile !

On vient nous chercher à l’hôtel, on nous accueille très chaleureusement sur le bateau et dès 10h on nous tend des assiettes pleines de profiteroles maison ! Wow, on se calme là !

Le bateau est plein mais tout le monde trouve sa place. Le guide se moque ouvertement du père de Guillaume : il remarque très vite que l’anglais n’est pas sa matière de prédilection et lui fait valider, devant tout le bateau, son nouveau rôle : responsable des toilettes ! Après d’autres vannes plus ou moins bien senties, il retrouve son sérieux et nous demande de prendre place sur le « pont » pour l’aider à trouver les baleines !

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Pendant plus de 4h, entrecoupées d’un super buffet, on s’émerveille des baleines qu’on a jamais vues d’aussi près. On en aperçoit une grosse quinzaine, plusieurs jouant avec le bateau, passant dessous, jouant avec leur nageoire comme pour faire coucou et surtout, cerise sur le gâteau, pompon sur la Garonne, 3 d’entre elles nous gratifieront de spectaculaires sauts hors de l’eau, atteignant facilement 4 ou 5 mètres de hauteur.

Même l’équipage est surexcité, il semblerait qu’une telle activité soit vraiment rare et que ce soit notre jour de chance. Tout le monde semble avoir 5 ans et demi sur le bateau et parle, et reparle du saut qu’il a mieux vu, de la baleine qui lui a fait un clin d’œil … Génial ! A coup sûr un des meilleurs souvenirs de ce TDM.

Sous le charme de Brisbane

Dernière étape de ces retrouvailles familiales : Brisbane. La visite commence sous les meilleurs auspices puisqu’on débarque dans une magnifique Homestay en banlieue proche de la ville, notée 9,9 sur Booking.com, un record pour nous. La femme est au petit soin, la maison de style victorien est à couper le souffle et encore bien dans son jus.

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On ne perd pas de temps et on prend le bateau-taxi pour rejoindre le centre. La balade est enchanteresse, entre superbes parcs sur la rive, appartements faisant rêver, gratte-ciels ultra-modernes… Il nous faut 5 minutes pour décréter que Brisbane sera notre ville préférée de cette moitié de tour du monde et la première dans laquelle on se verrait bien habiter.

On erre dans le centre-ville, entre les vieux bâtiments historiques et buildings modernes, les rues sont propres, les allées commerçantes à la cool, les parcs grands et aérées… tout nous plait ! Le soir, on traverse le pont vers le quartier animé de South-Bank, où se trouvent des dizaines de restaurants en terrasse, plus ou moins branchés.

Il ne nous reste que deux jours alors on ne chôme pas. Le lendemain, on part direction un parc animalier de la banlieue pour donner à Guillaume et Marine l’occasion de voir les kangourous, koalas, et autres spécialités locales… On ne s’attardera pas sur ce parc qui est une véritable honte internationale. Les animaux ont tous l’air shooté, il y a un monde incroyable, des dizaines de gosses et moins gosses se jettent sur les kangourous en semi-liberté pour les caresser avec plus ou moins de soins, les gardes ne semblent pas s’en émouvoir … bref ce parc nous a laissait un sentiment très partagé, et on le déconseille fortement, même s’il nous a donné l’occasion de voir enfin des bébés koalas tout mimis.

L’après-midi, on file sur la seule partie de la côte Est qui nous manque : la Gold Coast, paradis des surfeurs. On s’arrête justement à Surfers Paradise, ville mythique mais tombée récemment un peu en désuétude au profit des villes voisines. La plage est immense, plutôt belle et les gratte-ciels situés à quelques mètres donnent un charme particulier, style Miami, à l’endroit.

Cependant, l’eau est froide, les vagues se font attendre, le fond de l’air est frais et à part la plage et le Burger King (ici Hungry Jack), peu de choses à se mettre sous la dent. On repart satisfait d’avoir vu l’endroit mais pas subjugué.

Les trois semaines en famille se terminent ici… Les Cauvins prennent l’avion pour passer quelques jours à Sydney, tandis que nous décollons pour la Nouvelle-Zélande. Inutile de vous dire qu’on a adoré chaque instant ensemble après 6 mois loin les uns des autres et qu’on est reparti, bien reposé, rechargé à bloc pour encore 6 nouveaux mois plein d’aventures.

On en profite évidemment pour remercier la famille pour ces merveilleuses semaines et de façon plus générale, toutes les personnes qui sont venues nous voir en voyage car ça fait vraiment beaucoup de bien !!!

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1 Commentaire

  • Reply
    Agnès cauvin
    14 novembre 2016 at 9 h 09 min

    merci les loulous pour ce moment!!
    nous aussi on a vraiment apprécié ces retrouvailles
    et cette découverte de l’Australie, sans vous, elle n’aurait jamais existé!

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