Carnets de voyage Nouvelle-Zélande Océanie

NOUVELLE ZELANDE – Le Sud du Sud

On retrouve la vie en van pour 3 semaines sur les deux îles de la Nouvelle-Zélande. Pas de suspens : c’est sûrement l’un des plus beaux pays du monde !

 

Excursion manquée dans le Centre

Jour 1 : Christchurch

5h de vol, départ à 22h de Melbourne, arrivée à 5h à Christchurch. Il ne faut pas être devin pour imaginer notre état à l’arrivée… Pour nous mettre de bonne humeur, Jucy, l’agence de location de van, ne vient pas nous chercher à l’aéroport comme prévu et on perd une bonne heure et beaucoup de notre forfait à tenter de les joindre.

Les mauvaises surprises s’enchaînent puisque notre van Jucy Condo est conforme aux photos mais très vieillot et pas vraiment fonctionnel. Rien à voir avec notre Mighty australien. On est déçu mais ça fera l’affaire.

On ne perd pas de temps, on trouve un camping cher près du centre-ville, on déplie le lit et on s’endort pour 3h. Le réveil est pâteux, on se force à aller faire des courses pour une semaine et on traîne nos sales tronches toute l’après-midi dans les rues de la morose Christchurch.

Plus importante ville de l’île du Sud, elle fut en grande partie détruite il y 5 ans par un terrible tremblement de terre. Aujourd’hui, l’hyper-centre tente toujours de reprendre vie au milieu des bâtiments toujours en ruine comme la cathédrale. Comme au passage de Guillaume il y 4 ans, l’activité est concentrée autour d’un petit parc de containers abritant quelques boutiques et restos, mais ça ne marche pas du tonnerre.

Il fait moche, on en profite pour faire le tour des supermarchés pour trouver les bons plans et des magasins de sports car les températures s’annoncent extrêmes.

Camping Christchurch Holiday Park: 44$
Van Jucy Condo: 65$ par jour pendant 19 jours

Jour 2 : Christchurch – Twizel

Premier jour de route et pas des moindres : on part en direction du centre de l’île du Sud pour atteindre le Mont Cook, sommet enneigé et splendide qui domine le pays.

Après avoir longé la côte, les premiers kilomètres donnent le « La ». Un road-trip en Nouvelle-Zélande c’est l’assurance de dire « Waouuuuuuu » tous les 10kms et d’en prendre plein les yeux pour les années à venir. On dit ça d’autant plus sérieusement qu’en 6 mois on a vu des choses splendides, mais la concentration de paysages merveilleux de ce pays est fascinante.

On atteint en milieu de journée deux lacs splendides : Tekapo, d’abord avec son eau turquoise à peine croyable, et son magnifique point de vue depuis une jolie église en pierre, puis quelques kms plus loin, Pukaki d’où l’on peut apercevoir le sommet du Mont Cook. On pourrait rester des heures sur les rives de ces lacs aux couleurs splendides et aux reflets à couper le souffler.

En fin de journée, on décide de trouver un emplacement dans la petite ville un peu morte de Twizel et de réserver toute la journée du lendemain pour l’observation du Mont Cook.

Camping Kiwi Holiday Park: 38$

Jour 3 : Twizel – Kaka Point (Catlins)

Le type du camping nous avait prévenu : cela fait 2 semaines que le temps est ensoleillé, mais pour les 3 prochains jours c’est « temps blanc ». Ça n’a pas manqué : dès notre réveil, tout le paysage est couvert d’une fine pellicule blanche : notre première neige du TDM. Cependant, le temps est horrible, il neige à gros flocon et on n’y voit pas à 10 mètres. Rien à faire, il est complètement inutile d’aller jusqu’aux différents observatoires du Mont, on doit renoncer le mort dans l’âme.

On décide donc de vite fuir le centre, le froid et la neige et d’aller découvrir la région des Catlins sur la côte Sud-Est. Les premiers 100 kilomètres se font à vitesse d’escargot car la neige tombe drue et la route est très glissante : notre van, surnommé Gégé pour l’occasion, a très peu de tenue de route et de puissance, on y va donc très lentement

On roule toute la matinée et on atteint Dunedin vers midi. La neige a fait place à la pluie, et la visite de la ville se fait au pas de courses, malgré quelques jolis bâtiments.

Notre prochain arrêt est sur le bord de plage, toujours sous une pluie battante pour admirer les « Boulders ». Coincés entre la falaise et la mer, des rochers d’une rondeur parfaite sont posés sur une centaine de mètres de plage. Pouvant faire un bon mètre de diamètre, ils surprennent par leur forme originale. Certains sont éventrés et on peut observer l’intérieur, formé de plusieurs couches de cristaux. Encore une fois, la contemplation est baclée, à cause de la pluie et on retourne à l’abri de Gégé.

On roule jusqu’à ce que la nuit tombe où l’on atteint alors, le site bien-nommé de « Kaka Point », point d’entrée des Catlins.

Camping municipal Kaka Point: 32$

Découverte des Catlins et la côte Sud

Jour 4 : Kaka Point – Invercargill

Le soleil est de retour, et tant mieux car la journée s’annonce super bien. Le programme consiste longer toute la côte en s’arrêtant sur tous les points de vue pour admirer les falaises, la mer déchaînée et les formations rocheuses.

On enchaîne donc les différents belvédères en commençant par Kaka Point, puis le phare de Nuggets Point, puis les plages de « Jack Bay » et « Curio Bay », les cascades de Purakaunui… A chaque fois, il faut sortir de la route principale et s’enfoncer sur des petits chemins à pied ou en van pour atteindre des endroits isolés et magnifiques, rivalisant de beauté. On se retrouve à chaque fois seuls et l’endroit nous fait furieusement penser à la « Great Ocean Road » australienne en moins grandiose.

On atteint le bout de la côte en milieu d’après-midi. On marche dans la boue pendant 20 minutes et on arrive alors « Slope Point », le point le plus méridionale de la Nouvelle-Zélande (si on excepte une petite île plus au large), marqué par un panneau.

La journée se termine dans la ville d’Invercargill, par un squattage de wifi de la bibliothèque municipale. Grâce à l’application CamperMate, on dégote un bon camping avec électricité avec 10$ de réduction.

Depuis le début on ne prend que des campings avec électricité, afin de pouvoir brancher, bubulle, notre chauffage électrique portatif, qui nous empêche de mourir congelé le soir et le matin au réveil.

Cette nuit, la proprio du camping nous prévient qu’il fera -11°C ! On branche alors Gégé et là c’est la cata, on se rend compte que notre fil d’alimentation est cassé. Il est déjà tard, tous les magasins sont fermés, on craint le pire. Il fera finalement -7°C dans le van en pleine nuit, mais en dormant dans notre drap de soie, tout habillé, on a presque rien senti !

Le lendemain après un réveil vraiment glacial, on trouve après presque 1h de recherche, un super vendeur d’un magasin de bricolage quelconque, qui devant notre détresse, repart le fil gratuitement ! C’était juste déconnecté à l’intérieur de la prise! On peut repartir l’esprit tranquille.

Camping Top10 Invercargill: 28$ grâce à la réduction obtenue via l’appli Campermate
Plein d’essence: réduction via le supermarché Pak’n’Save

Jour 5 : Invercargill – Milford Sound

La route reprend et on continue de suivre la « South Scenic Road » qu’on n’a pas quitté depuis Dunedin. Le but est d’atteindre les fjords en toute fin de journée.

Encore une fois, on s’arrête dès que le point de vue est magnifique, ce qui arrive très souvent. On longe la côte pendant plusieurs heures et on ne se lasse pas de contempler la mer et les plages torturées de sable noir.

On change ensuite de paysage pour retourner dans les terres. On découvre alors une campagne verdoyante, parsemée de petites collines, toutes rondes et douces. Le bleu pur du ciel répond au vert parfait de l’herbe, c’est vraiment magnifique de rouler sur des telles routes, qui sont d’ailleurs dans un état proche de la perfection.

image58

On atteint enfin la région des fjord, l’une des plus belles du pays. On prend le temps de s’arrêter dans les villes de Manapouri et Te Anau, portes d’entrée, de deux immenses fjords et situées au bord de deux immenses lacs magnifiques bordés de sommets enneigés. Pas simple de décrire ce qu’on ressent avec des mots : les lieux sont très calmes, paisibles, la nature est impressionnante et on pourrait rester figer des années rien qu’à contempler tout ça.

A Te Anau, on passe visiter le centre d’information pour savoir s’il est possible de tenter une des « Great Walks » du coin. On recense une dizaine de « Great Walks » : ce sont les meilleures randonnées du pays et celles à faire en priorité pour en prendre plein la vue.

Guillaume avait déjà fait il y a 4 ans, la Kepler Track. Mais à cette saison, on nous indique rapidement que sans équipements de neige, impossible d’atteindre le premier refuge qui croule sous 1,5 mètres de neige fraîche. En revanche, il est possible de monter au premier point de vue de la « RouteBurn Track », que Guillaume avait également déjà fait. On se programme donc ça pour le lendemain aprem et on prend la route du mythique Milford Sound.

La route, est souvent fermée à cette époque de l’année, à cause du verglas et de la neige. Les 200kms nous font un peu peur, surtout avec Gégé, mais renseignement pris, tout semble être correct.

Grand bien nous a pris de faire la route avec notre van, sans passer par une agence, car c’est un des tronçons les plus beaux du monde. Le chemin est splendide, on passe par d’immenses vallées, des lacs, des rivières… Difficile de la faire en moins de 3h tant on a envie de s’arrêter toutes les 5 minutes. En plus, même avec Gégé, le plaisir de conduite, avec les petits lacets et les routes étroites est à son maximum.

Le passage le plus impressionnant est sans nul doute, la traversée du « Homer Tunnel » qui permet de couper à travers la montagne et d’atteindre le fjord. Le tunnel long d’un bon kilomètre est à sens unique, sans aucun revêtement (les murs sont nus) et surtout accuse une pente ultra impressionnante en plein noir de plus de 10%. A l’aller comme au retour, on serre bien les fesses pour que Gégé ne nous lâche pas en plein milieu.

Enfin, après plusieurs lacets bien raides, qui nous donneront des sueurs froides au retour (20km/h maxi avec Gégé en montée…), on atteint la fierté de la nation : le Milford Sound.

On part au petit port réserver notre bateau pour le lendemain puis on s’installe au seul camping de la ville, qui n’a d’ailleurs rien d’une ville puisqu’il n’y a qu’un port, un camping et un aérodrome microscopique. Le camping sera le plus cher de notre séjour mais quelle classe : installations flambant neuves, niché au cœur de la forêt avec vue les fjords. Au top !

Camping Milford Sound Lodge: 50$

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Commentaires

  • Reply
    Laura
    21 novembre 2016 at 13 h 08 min

    Qu’il est chou Gégé

  • Reply
    Agnès cauvin
    21 novembre 2016 at 14 h 19 min

    c’était sans nous certes ! mais c’est superbe
    on voit bien que vous avez « grave » apprécié lol

  • Laisser un commentaire