Carnets de voyage Océanie Polynésie

POLYNESIE – Tahiti

10 jours de vacances dans le voyage, en Polynésie Française, entre Tahiti et Moorea, plages de sables fins et soleils, vahinés et poissons frais : t’as la rage hein ?

Rendez-vous tant attendu et presque manqué

Une fois n’est pas coutume, soyons logique et commençons par la conclusion. Après 3 semaines en Nouvelle-Zélande, certes géniales, mais très froides où l’on a frôlé la perte d’orteils, on attendait ces 10 jours en Polynésie de pied ferme.

La saison est parfaite puisqu’en août, il fait chaud, mais sans exagérer, et qu’il ne pleut jamais ! C’est donc tout naturellement que l’on a pris presque 7 jours de pluie sur 10 !!!! Cette satané pluie nous a gâchés plusieurs jours entiers et aura presque eu raison de notre moral pendant ce séjour… Heureusement, entre deux averses, les éclaircies nous ont permis de profiter le minimum syndical.

A noter que l’office du tourisme nous a interdit de montrer des photos d’un ciel couvert et de la pluie afin de ne pas détruire le mythe !

Le jour le plus long

On s’en doute sans jamais vraiment y réflechir : Avec ce système des fuseaux horaires partant dans les négatifs et les positifs à partir du Zéro de Greenwich, il y a forcément un moment où le -12heures rencontre le +12heures ! Et bien ce passage se fait très exactement entre la Nouvelle-Zélande et la Polynésie.

Ainsi, dans notre sens on revit deux fois la même journée !! Et dans notre cas, c’est un dimanche : Imaginez-vous, deux petits dejs avec pains au chocolat, deux Téléfoot, deux Walker Texas Ranger, deux sorties dominicales pour aller chercher les champignons, deux Ary Roselmack et 7à8 !! Le paradis non ?

Malheureusement pour nous, en NZ le dimanche il ne s’y passe par grand-chose, mais alors en Polynésie c’est comparable à un lendemain de fin du monde ! Rien, absolument rien : aucun magasin, aucun transport, aucun être humain, seule la pluie se permet de sortir, cette garce !

Un bon vieux dimanche triste

La Polynésie s’est fait comme spécialité d’accueillir un tourisme de luxe à la recherche de confort. Ainsi, le backpacker moyen, faisant attention à son budget, doit faire face à de nombreux obstacles.

Tout d’abord le logement : tout ici est cher et trop classe. Après s’être abîmé les yeux sur internet, on a trouvé un des airbnb les moins chers de l’île à Faa’a, à 10 kilomètres de Papeete.

Ensuite les transports : les bus publics existent bien, mais il est impossible de connaitre les « lignes », les arrêts et personne ne sait vraiment quand ils passent, c’est un vrai casse-tête. La solution est alors de louer un scooter. Or ici, on est en France et plus dans la simplicité de l’Asie, il faut donc un permis moto pour louer un scooter et avoir gagné au loto pour louer une voiture.

C’est dans des moments comme celui-ci, un dimanche pluvieux, qu’on aura alors l’occasion de tester la gentillesse des locaux, où d’ailleurs tout le monde, sans exception, se tutoie. Nos super hôtes airbnb nous proposent de nous déposer à Papeete, où l’on fera le reste de l’île en stop. En 10 jours en Polynésie, sur une dizaine de trajets en stop, nous n’avons jamais attendu plus de 10 minutes et tous les gens ont été d’une sympathie touchante, sans exception.

Papeete

On nous l’avait dit, la capitale polynésienne ne vaut pas vraiment le coup d’œil. On confirme sans hésitation ce constat et on rajoute qu’y aller un dimanche peut causer des envies de suicide.

On exagère évidemment, mais la ville est très quelconque et n’a que deux points d’intérêts : ces petites églises mignonnes et le rond-point Jacques Chirac, car ça fait rire.

La petite balade le long de la jetée pourrait être agréable, avec ces espaces verts et quelques œuvres d’art, mais est un peu gâché par les installations portuaires.

Plage PK18

Le ciel gris ne nout fait pas peur, on tend donc notre pouce pour atteindre la plus belle plage de l’île de Tahiti : PK18, du nom du plot kilométrique où elle se situe ! Malin !

En 10 minutes et une voiture (un ancien parisien parti faire un tour du monde en voilier mais qui s’est arrêté pour toujours en Polynésie), on parcourt donc les 18 kilomètres de côte, et on se fait assaillir par la déception. Outre les couleurs décevantes à cause du ciel, la plage est étroite, petite et n’évoque en rien la beauté de la Polynésie.

En effet, Tahiti n’est pas l’île des belles plages : on y vient plutôt y faire de la randonnée en son centre, ou plus généralement, pour prendre l’avion ou le bateau pour les autres îles.

C’est sous une pluie battante qu’on reprend donc le stop pour retourner à Papeete. Une petite famille de français du continent venue s’installer sur l’île nous prend en nous avouant qu’on leur faisait trop de peine avec nos k-ways tout trempés. Et nous apprendrons que cela fait trois semaines qu’il n’a pas plu une goutte…. POISSE !!

Les roulottes

L’un des incontournables de Tahiti est de diner dans l’une des nombreuses roulottes de la place Vai’ete. A la base cuisinant surtout du poisson cru, on en trouve désormais de toutes sortes : crêpes, pizzas, cuisine chinoise, …

On goûte alors nos premières spécialités locales : poisson à la tahitienne = thon rouge cru au lait de coco et citron, et mahi-mahi, un poisson gras ! Un délice, pas cher, qu’on renouvèlera à de nombreuses reprises pendant ces 10 jours.

Encore une fois, on n’attend que 5 minutes pour trouver un jeune tatoué pour nous ramener près de chez nous, même un dimanche soir tard !! Celui-ci nous dépose à 1 kilomètre de notre airbnb. Alors qu’on commence à les faire à pied malgré la nuit noire et la sévère côte, un gros pick-up arrivant en sens inverse, ralentit à notre hauteur, fait demi-tour et nous propose de nous déposer où l’on veut : une bande de potes polynésiens en virée nocturne nous prend donc super gentiment et nous dit qu’ils ne voulaient pas laisser deux blancs-becs marchés seuls le soir dans ce quartier pas super sûr ! Ce n’est pas mignon ça ?

Un lundi comme on en vit peu

Ce matin, nous n’avons qu’un but : traverser toute l’île (près de 80km et 1H30 de route) pour aller voir l’épreuve des championnats du monde de surf sur la mythique plage de Tehaupoo.

Après avoir demandé la veille à nos rencontres de route, on comprend que faire le chemin en stop ne sera pas évident puisque la presqu’île où se tient la compet’ est une zone beaucoup moins peuplée que le reste de Tahiti. On croise fort les doigts pour trouver une voiture de location pas chère et disponible.

A peine sortis, de chez nous, notre voisin (oui, on est déjà comme chez nous) nous aborde et nous propose rapidement de nous aider : non seulement, il appellera l’agence la moins chère de l’île, nous trouvera une voiture mais il nous y déposera et vérifiera que tout va bien ! Comment ne pas tomber sous le charme des polynésiens ?!

C’est donc super facilement qu’on parvient à l’autre bout de Tahiti pour ce qui restera longtemps un super souvenir : assister à une manche du circuit professionnel de surf.

Les grosses vagues étant à une grosse centaine de mètres du rivage, des petits bateaux amènent les quelques badauds à quelques mètres de l’action en échange d’un petit billet.

On se retrouve alors tellement près qu’on ressent la force des vagues et qu’on comprend toute la difficulté du sport. Pendant une heure, on assistera aux rounds de 4 surfeurs (ouais des rounds comme on dit dans le jargon!!), inconnus pour nous, dont seulement 2 parviendront à prendre entièrement et correctement quelques super vagues, vu leur puissance.

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En plus d’être émerveillés par la beauté des super tubes, on aura la chance de voir tout ça à quelques mètres de Jeremy Florès, le numéro 1 français, qui attendait son tour, et surtout de Kelly Slater, le plus grand surfeur pro de tous les temps (et future vainqueur de la manche), prenant la pose sur son bateau, faisant admirer son corps d’athlète à côté de sa bombasse de copine.

Toute la coolitude de ce sport saute alors aux yeux : tous les surfeurs se saluent, plaisantent, tout le monde se connait, a la banane et vient admirer les sessions de ces potes ! Comme dirait le poète contemporain, Soprano, « la classe ne fait pas le cool, mais le cool fait la classe » !

C’est donc des rêves de glisse plein la tête qu’on profite d’avoir une voiture pour enchainer les belles plages de l’île : on retourne sur la plage PK18, sous le soleil cette fois et donc beaucoup plus belle, on rend visite à la Pointe Vénus et sa plage de sable noir et on finit la journée en prenant un cocktail trop cher à la terrasse du plus bel hôtel de l’île : le BeachComber avec ses cabanons sur pilotis et son lagon artificiel ! Trop bien !

Le lendemain, on part en ferry pour l’île voisine de Moorea en ésperant y trouver les plages paradisiaques et le soleil qui va avec !


Ça peut servir :

Airbnb Chez Geoffroy – 41€ par nuit

Roulottes de Papeete : Place Vai’ete

Loueur de voitures le moins cher de l’île : Eco Cars à Faa’a, 5500 F pour 24h

Ferry pour Moorea : 40 minutes et 1160 F

1 Commentaire

  • Reply
    Agnès cauvin
    28 novembre 2016 at 15 h 27 min

    on se rend un tout petit peu compte qu’il n’a pas fait très beau !!
    et il y a de belles photos du championnat de surf! yessss.
    on retient surtout l’Extrême gentillesse des gens.

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