Amérique du Sud Carnets de voyage Chili

CHILI – Ile de Pâques

On a du mal à y croire : on est sur l’île de Pâques, au beau milieu de nulle part, cernés par l’océan, envoûtes par tous ces mystères !

L’ile aux mystères

Bien plus qu’une simple île, Rapa Nui, ou l’île de Pâques, est un véritable concentré d’histoires et d’énigmes. Tout n’est encore qu’à l’état d’hypothèse, de théorie et même si certaines semblent presque avérées, il semble que jamais on ne pourra les prouver puisque les détenteurs du savoir, les derniers habitants originaires de l’île, les Maoris Rongo Rongo, sont tous morts avant 1830, suite à leur déportation vers le Pérou, forcés par les explorateurs européens…

L’ile de Pâques appartient désormais au Chili mais ses premiers habitants étaient polynésiens. Un roi polynésien déchu et sa suite, quittèrent les îles marquises il y a 1500ans à la recherche d’un nouveau territoire. Leurs canoës à double coque, plein du nécessaire à la colonisation, atteignirent alors la plage d’Anakena au nord de l’île et franchement ça relève du miracle lorsqu’on voit avec quoi ils ont réussi à naviguer sur la moitié d’un océan !

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Le roi divisa l’île entre lui et ses fils, en part de gâteau, chacune des parcelles partant du centre et donnant accès à la mer. C’est à partir de ce moment que la légende pascuane commença. L’histoire de l’île se divise en deux parties bien distinctes : le culte des moais et le culte de l’homme oiseau.

Les Moaïs

Rapa Nui fut souvent divisé entre 10 et 12 tribus, chacun ayant un chef. La plus puissante d’entre elles, la tribu Miru, donna à l’île la majorité de ces arikis, ou Roi de l’île. Les chefs se succédaient alors, appartenant toujours à la tribu dominante.

La société était alors régie par plusieurs règles fixées par le Roi. Celui-ci pouvait poser des « tabous » sur tels ou tels pratiques, ou éléments. Il pouvait ainsi interdire la consommation d’un aliment pour le préserver et éviter une famine par exemple. Ces « tabous » définissaient aussi les codes liés au culte.

L’autre notion importante est celle du « mana ». Chaque chef était porteur du mana, puissance spirituelle, ce qui le différenciait du peuple et lui donnait toute la légitimité pour commander ses sujets.

Cette société vouait à l’époque un culte aux Moaïs, ces gigantesques et mondialement connues statues de pierre. Chaque Moaï représenterait un ancêtre fondateur d’une tribu, aurait le pouvoir de protéger ses descendants et surtout transmettrait le mana.

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On compte sur l’île près de 900 Moaïs pouvant atteindre plus de 20 mètres de haut et 180 tonnes. Il semblerait cependant que beaucoup d’autres soient enterrés. 95% ont été construits grâce à la pierre volcanique du volcan Rano Rakaru, se trouvant au centre de l’île. Les mystères qui entourent ces statues sont légion : que signifient-ils vraiment ? comment ont-ils été sculptés ? comment ont-ils pu être taillés directement dans la pente du volcan puis « découpés » ? comment ont-ils été transportés sur des kilomètres ? comment ont-ils été relevés ? comment ont-ils été érigés sur leur aru, leur socle ? quel sens à leur position ? Beaucoup d’énigmes sont aujourd’hui associées à des hypothèses largement acceptées par la communauté, mais, encore une fois, rien n’est certain ! Incroyable !

Pêle-mêle, voilà ce que l’on a retenu :

  • Les moaïs sont posés sur un ahu, ou socle, et ont parfois un pukao, sorte de chapeau fabriqué grâce à une pierre plus rouge. A l’origine, ils possédaient des yeux, tout blancs, en corail, mais peu ont survécu.
  • Ils étaient quasiment tous sculptés dans la pente de l’immense volcan Rano Raraku. A même le volcan, ils creusaient les contours, affinaient la sculpture, et enfin le détachaient en « creusant son dos » pour l’extraire de la pente. Vraiment impensable, surtout lorsque l’on imagine les outils rudimentaires de l’époque.
  • Plusieurs théories, plus ou moins plausibles, ont été émises pour deviner comment ils étaient transportés. La plus vraisemblable avance que le moaï glissait sur des rondins de bois, parcourant que quelques mètres par jour.
  • L’un des plus grands mystères reste celui de la technique utilisée pour mettre la statue debout puis l’ériger sur son socle. Celle que l’on a retenu est dite des « petits cailloux » qu’on glisserait sous la statue, petit à petit, pour former une rampe l’élevant vers le ciel.
  • Enfin, personne ne peut être catégorique sur la méthode utilisée pour poser le pukao sur le moaï, faisant souvent plus de 8mètres…

On pourrait écrire des pages entières sur ce que l’on a appris durant ces 4 jours. Le minuscule musée de la ville énumère et explicite toutes les théories : celui-ci ne remplit qu’une seule salle, mais les touristes comme nous y restent des heures. Vraiment palpitant !

L’homme oiseau

Pour une raison presque inconnue, le culte des moaïs s’essouffla. Les historiens estiment que des guerres de tribus, et la surpopulation entraînèrent la fin de ce culte, dans lequel la population ne croyait plus.

Il fallait alors un autre moyen pour désigner le Roi, qui ne pouvait pu être choisi seulement parce qu’il appartenait à la tribu dominante et qu’il recevait son mana de ces glorieux ancêtres.

Un nouveau culte surgit alors progressivement et permit à toutes les tribus de présenter un candidat au « trône » et d’instaurer une rotation du pouvoir : le culte de l’homme-oiseau, qui est certainement l’une des révélations les plus folles qu’on ait pu découvrir pendant notre voyage.

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Chaque année, une grande cérémonie était organisée. Le chef de chaque tribu nommait un représentant, malin et ultra-sportif, pour tenter l’exploit. Le vainqueur donnait donc le droit à son chef de devenir le roi pendant un an.

En quoi consistait l’épreuve ? Trois fois rien, des broutilles ! Il suffisait de plonger dans l’océan depuis une falaise haute de 300 mètres, nager 2 ou 3 kilomètres dans une eau infestée de requins et aux forts courants, atteindre l’île microscopique Moto Nui, attendre plusieurs heures, jours ou semaines, qu’un certain oiseau migrateur ponde, lui piquer l’œuf, revenir à la nage avec l’œuf sur le front, escalader à nouveau l’immense falaise et être le premier à ramener l’œuf intact ! Du pipi de chat !

Le chef de la tribu du vainqueur était alors désigné homme-oiseau.

C'est ici que se passait la compet' !

C’est ici que se passait la compet’ !

Les différents hommes-oiseau étaient alors vénérés et on dressait un moaï a leur effigie. Cette légende structura la société de 1680 à 1866 lorsque les missionnaires européens débarquèrent et interdirent ce culte !

La fin des pascuans

C’est en 1722 qu’un explorateur hollandais découvrit officiellement l’île, un jour de Pâques. Plusieurs autres grands navigateurs s’arrêtèrent ensuite sur ses côtes. A partir du XIXème siècle, les expéditions changèrent de but : les européens venaient piller l’ile ou  y trouver des esclaves.

C’est en 1863 que le pire arrive : des bateaux péruviens attaquent l’île et réduisent en esclave l’immense majorité de la population. Les résistants sont tués, et les autres sont amenés au Pérou pour y travailler dans les mines. Suite aux protestations des gouvernements anglais, français et chilien, le Pérou libère enfin les pascuans mais 80% sont déjà morts. Le peu encore en vie repart en bateau, mais comble de l’horreur, la majorité meurt de la variole pendant le trajet. En 1864, l’île passe donc de 5000 habitants à quelques centaines ! La tradition pascuane, ainsi que tous les mythes et légendes, se transmettant uniquement à l’oral, viennent de quasiment disparaître pour toujours. L’île est ensuite convertie au christianisme par un missionnaire français, sellant pour de bon la disparition des cultes originaux.

Notre séjour sur l’île

C’est avec le seul avion de la semaine venant de Tahiti que nous débarquons sur notre première terre d’Amérique du Sud. Ne parlant pas un mot d’espagnol, cela s’annonce épineux.

L’aéroport est minuscule, sans aucune modernité, mais on y apprend que la piste de décollage est une des plus grandes du monde, puisqu’elle sert de piste d’atterrissage de secours à la navette spatiale américaine. Coooool !

L’île de paques ne possède qu’une seule ville, Hanga Roa, où se concentrent toute l’activité et la majorité de la population. Ici tout est plus cher que sur le continent, et les logements ne dérogent pas à la règle. En prévision de la difficile et courte nuit dans l’avion nous avions réservé une chambre dans une guest-house quelconque. MAIS, l’île a conservé quelques coutumes polynésiennes: aussi on est tout heureux (d’enfin) recevoir notre collier de fleurs lorsque notre hôte vient nous chercher à l’aéroport! (N’ayant personne pour venir nous accueillir à Tahiti, on n’avait eu ni collier de fleurs à l’arrivée, ni collier de coquillages au départ comme il est coutume d’en recevoir en Polynésie!)

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Dès le lendemain et pour le reste de nos 4 nuits, nous avons choisi le logement le moins cher de l’île : le camping Mihinoa ! Non seulement, ils prêtent tout le matériel nécessaire, mais son emplacement, directement sur l’océan est extraordinaire, et surtout c’est le point de rencontres de tous les routards faisant un passage sur l’île.

On y rencontre notamment Bruno et Josiane, jeune couple de quinquagénaire faisant un tour du monde et avec qui on partagera une voiture pendant 2 jours, Nalénie et Gaetan, du blog OptiMonde, eux aussi en tour du monde, et Ken, un malaysien qu’on avait déjà croisé à Moorea et qu’on reverra au Pérou.

Chaque soir, tout le monde se retrouve dans la grande salle commune pour faire sa popote. C’est le moment idéal pour faire des rencontres, même si beaucoup sont chiliens et en groupe.

L’île étant petite (20 kilomètres pour sa plus grande côte), 3 ou 4 jours suffisent pour bien la découvrir. Cependant, impossible de tout faire en vélo ou à pied en si peu de temps.

On y avait réfléchi avant d’arriver et nous comptions faire deux jours de randonnées à pied, une grande balade en vélo pour découvrir des sites plus éloignés, et enfin un jour en voiture de location ou scooter pour faire le tour. Malheureusement, le temps ruina nos plans et nous força à improviser.

Premiers pas et Volcan Rano Kau

Notre première journée est tranquille: on fait le tour de la ville, on marche jusqu’aux premiers Moaïs à proximité, on va observer les 4 tortues qui ont élu domicile dans le port et on galère en espagnol… Encore fatigués de notre vol, on finira même par s’endormir sur l’herbe face aux statues et à l’immense océan pacifique qui nous entoure.

Le soir venu, on goûte nos premières empanadas et notre première bière chilienne!

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On entame le second jour depuis le camping en montant jusqu’à l’un des 3 grands volcans de l’île : le Rano Kau. Une marche peinarde d’une bonne heure permet d’atteindre le cratère et de profiter du superbe panorama sur toute l’île. Le volcan étant inactif, un superbe lac remplit désormais le cratère dont la crête s’effrite et fleurte dangereusement avec l’océan.

Au bord du cratère se tient l’ancien village d’Orongo, lieu de la cérémonie de l’homme-oiseau et départ de la compet’. Il ne reste que quelques trâces des petites habitations servant aux cultes et à la cérémonie, mais la visite vaut le coup pour en apprendre plus et se rendre compte de la folie de cette épreuve puisqu’on aperçoit la falaise et l’île à atteindre.

Les premiers moaïs et les grottes

Les deux jours suivants sont beaucoup plus tristes : il pleut, il pleut, il pleut. La frustration est à son comble. Difficile de rester coincé alors qu’on a que quelques jours sur l’île habitée la plus isolée du monde. De plus, la nuit la tempête fait rage et sous la tente c’est presque impossible de dormir.

Dès qu’une accalmie apparait, on tente une incursion sur la terre des moaïs et notamment sur la côte Ouest, la plus proche d’Hanga Roa. Le long de l’océan se dressent plusieurs sites, tous très différents, parfois avec un seul et unique splendide moaï, parfois avec plusieurs statues détruites et renversées, sans grand intérêt.

L’autre attraction de cette partie de l’île est la grotte débouchant sur une falaise donnant droit à une vue incroyable sur l’océan.

La côte en elle-même est d’ailleurs magnifique, déchirée par les grosses vagues du Pacifique.

On aurait aimé faire cette partie en vélo, car les routes ne sont pas accessibles aux voitures, mais les vagues de pluie nous ont vite dissuadé, et c’est avec nos copains de camping qu’on part à plusieurs reprises voir les moais.

Le tour de l’île – 1ère tentative

Après 3 jours à ronger notre frein, dont un à rester toute la journée dans la salle commune pour éviter la tempête qui fait rage, nous persuadons Bruno et Josiane de partager une voiture de location et nous partons faire le tour de l’île sous la pluie et les nuages menaçants.

Le tour pourrait se faire en 45 minutes si l’on ne s’arrêtait jamais mais il nous faudra plus de 6h car nous avions la ferme intention de ne rater aucun site. En longeant la côte, on enchaîne les ahus (socle), moais (statues) et pukaos (chapeau des moaïs).

Les premiers sites sont très décevants puisque la majorité des moais de l’île ont été renversés lors de guerres entre tribus rivales. Les vainqueurs faisaient alors tomber les moais représentant les ancêtres des vaincus pour leur ôter le « mana ». Sachant qu’un moaï classique pèse une bonne centaine de tonnes, on comprend pourquoi tant d’entre eux sont restés couchés. Seuls quelques sites sur l’île ont été restaurés grâce à des généreux donateurs étrangers.

Vers midi, on atteint le saint graal, le site le plus réputé de l’île : Tongariki, abritant 15 immenses moaïs tournant leur dos à la mer sur un même ahu de 200 mètres. Le site est exceptionnel et on pèse nos mots. La mer déchainée, leur taille immense, la précision incroyable de la sculpture, leur dos gravé, leur tête gigantesque, leurs yeux perçants, TOUT est impressionnant.

On continue notre route, entre deux averses, en visitant les sites et les zones de pétroglyphes (symboles gravés dans la pierre).

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On arrive alors sur la plage d’Anakena, lieu de débarquement des premiers polynésiens. L’endroit est insolite, puisqu’une forêt de cocotiers a été plantée, ce qui est surprenant sur cette île où il ne reste que très peu d’arbres. Au bord de la plage, dans la sable, se dresse un bel ahu de 7 statues quasiment intactes et restaurées avec élégance (car parfois, on aperçoit tristement du ciment dans les jointures…).

On finit la journée par le site de Ahu Akavi et la carrière de Puna Pau, où l’on sculptait les pukaos, dans une pierre rouge vif.

Le soir, on tente d’apercevoir le soleil se coucher derrière les moaïs de la côte, mais c’est une fois de plus peine perdue à cause du temps.

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Le tour de l’île – 2ème tentative

La journée de la veille ne nous ayant pas rassasiée, notamment à cause de la pluie incessante, on décide d’un commun accord avec Bruno et Josiane de prolonger d’un jour la location. On ne regrette pas car la pluie fait enfin place au soleil ! Le bonheur !

Reveil à 7h pour filer tout de suite au site de Tongariki, pour voir le soleil se lever derrière les 15 statues. On se perd en chemin (il n’y aucun panneau sur la route) et on arrive juste à temps pour voir le spectacle. Les nuages à l’horizon gâchent les premiers instants, mais la lumière est splendide. Nous ne sommes pas autant emerveillés qu’on esperait mais on ne boude pas notre plaisir. Une bonne cinquantaine de touristes est debout avec nous.

On mitraille et on s’abime les yeux à tous les contempler. A tel point qu’on ne se rend même pas compte que tout le monde est déjà parti, il est 9h et on est tout seuls. Ce fut l’un des meilleurs moments de notre séjour, on ne voulait plus repartir !

Tout heureux, on ne s’attendait pas à vivre encore mieux quelques minutes plus tard. En effet, nous avions réservé le meilleur site pour la fin : le volcan Rano Raraku, la carrière aux moaïs (ce site ne peut être fait qu’une fois pendant le séjour).

Pendant plus de 3h, nous avons erré sur les pentes du volcan et à l’intérieur de cratère, entre les morceaux de moaïs. Le site ressemble à un cimetière de statues, et pour cause résident ici tous les moaïs détruits pendant leur construction ou simplement non achevés, suite à la chute du culte des moaïs. On en dénombre pas moins de 400 sur ce seul site.

Certains sont ensevelis, sous l’herbe et ne montrent que leur tête ou leur buste, d’autres sont tout penchés, mais les plus incroyables sont ceux restés dans la pente du volcan, que les sculpteurs n’ont pas pu décrocher. On visualise et on comprend enfin comment ils étaient fabriqués.

On réalise aussi l’impossible tâche des pascuans de l’époque, qui devaient après avoir creuser dans la roche, transporter sur des dizaines de km ces monstres de pierre, parfois nés dans le cratère du volcan. Pour ceux-là, les ouvriers de l’époque avaient tout simplement, casser une partie du cratère pour creuser un chemin ! Impensable !

C’est un des sites les plus émouvants et captivants de tout notre voyage, c’est un véritable coup de cœur, et même des mois après on se souvient de cet endroit avec émotion, tellement il est fort en symbole et en mystère. Phénoménal !

On refait ensuite tous les sites déjà vus la veille, mais sous le soleil, ce qui change tout. Le soir, on retente un coucher de soleil, toujours sans réussite, mais cette fois avec Nalénie et Gaetan.

Happy ending

Après 5 jours et 4 nuits (dont 3 très courtes en tente sous la pluie et la tempête), on quitte l’île de Pâques, avec le sentiment du devoir accompli : le dernier jour en voiture sous le soleil, sauva à lui seul tout le reste de ce séjour pluvieux. Malgré les intempéries nous aurons réussi à voir tous les sites sous le soleil, le lever de soleil sur les 15 moaïs , fait plein de superbes rencontres et ressenti cette atmosphère particulière sur le site de la carrière des moaïs.

On ne regrette pas un seul instant d’avoir payé un beau supplément pour ajouter cette destination à notre tour du monde, et on s’envole un peu anxieux vers le dernier tiers de notre TDM: L’Amérique du Sud !


Ça peut servir:

750 Pesos = 1 Euro

Hostal Vai Kapua: 37000Pesos Chiliens

Camping Mihinoa: 14000Pesos la nuit (Tente, matelas, duvets et nécessaire à cuisine compris)

Entrée au Parc National: 30000P par personne – permet l’accès à l’île et est obligatoire pour rentrer sur les sites d’Orongo et de Rano Raraku – S’achète à l’aéroport selon votre vol ou au bureau de la CONAF au début du sentier pour le volcan  Rano Kau

Location voiture 4*4 Jimmy parfait pour 4: 20000P par jour

Où manger le meilleur sandwich du monde: Club Sandwich dans la rue principale : 5000P l’iltaliano

 

1 Commentaire

  • Reply
    Agnès cauvin
    7 décembre 2016 at 12 h 00 min

    et ben voila ! encore un bon moment avec vous sur cette fameuse ile
    merci c’est vraiment bien

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