Amérique du Sud Carnets de voyage Chili

CHILI – Le Nord Partie I

Ce n’est pas pour nous déplaire qu’on quitte les grandes agglomérations du centre Chili pour les vallées et les plages de la partie Nord du pays.

La Serenaaaaaa

A 500km au Nord de Santiago, se tient une des plus grandes villes du pays : La Serena ! Nom bizarre pour une ville tout de même ! Malgré ce constat statistique, on s’y sent comme dans un village : petites places, petites rues piétonnes, pas d’immeubles, bonne ambiance…

On a en plus la chance de dégoter une petite adresse sympa : Maria Casa. L’endroit n’est pas clinquant, mais suffisant et surtout ultra chaleureux. Maria, septuagénaire tranquille, et ses frères tiennent cette petite « hospedaje » (comprendre « maison d’hôtes ») et traitent tout le monde comme un nouveau membre de la famille. A peine arrivés, on y rencontre un jeune couple de belges, et on entame une « discussion », en espagnol s’il vous plait, avec un des frères de Maria. Pour être honnête, il parlera beaucoup plus que nous, mais on est fiers de voir qu’en 10 jours d’Amérique du Sud, on est capable de suivre une conversation simple.

Il nous parle des coins à visiter, des bons plans, de sa vie, de la situation du Chili, et de tout un tas de choses, comme par exemple, l’entente et l’entraide surprenante entre le Chili et le Japon, deux pays souvent touchés par les catastrophes naturelles.

Malgré tous ces points positifs, il n’y a pas grand-chose à faire à La Serena et dès le lendemain, on part pour notre objectif de la région.

La Vallée d’Elqui

Partant de la côte et de la ville de La Serena, la vallée s’étend sur presque la moitié de la largeur du pays (ce qui ne représente pas vraiment beaucoup au Chili, qui ici, ne « mesure » que 150km de largeur).

La vallée possède plusieurs atouts intéressants :

  • Les flancs et sommets de la vallée sont très secs et offrent des paysages splendides
  • Le fond de la vallée bénéficie d’un microclimat très doux, très favorable à tout un tas de culture et notamment aux raisins, élément indispensable à la fabrication du Pisco, boisson nationale, né ici selon les chiliens.
  • Grâce au climat très sec et à l’absence de lumières parasites venant des villes ou des activités humaines, le ciel de la région est d’une pureté sans égale, apparemment le plus pur du monde. C’est pour cela, que les plus gros et plus puissants télescopes du monde se sont installés ici.

Notre premier arrêt correspond au fin fond de la vallée : le petit village d’Elqui. Après avoir posé nos affaires dans une auberge bizarre mais recommandée par Maria, on part faire le tour du village. 12 secondes plus tard, la visite est terminée et on ne sait pas trop quoi faire. Les alentours ont l’air mignon mais sans voiture, ça ressemble à une traversée du désert. On fait donc ce que beaucoup de gens sur Terre font dans ces cas d’ennui profond : on bouffe ! Ca sera de super glaces artisanales pour cette fois.

Cela nous donne l’occasion de revenir sur un point crucial : les chiliens sont des malades de la glace. Quel que soit l’endroit, le climat ou le moment, ils mangent des glaces : des bâtonnets, des esquimaux, des glaces à l’italienne, des fusées pour les gosses, peu importe du moment que c’est glacé. Peuple très sympathique et accueillant mais aux mœurs bizarres…

Après moultes errances dans les alentours du village et passages multiples devant les mêmes rues, on prend un minibus le lendemain matin pour la « grande » ville de la vallée : La Vicuna.

Ici encore, pas grand-chose à faire sauf le must du must : l’observation des étoiles. On erre, on mange des glaces et paf c’est la nuit et on part en excursion. La chance n’est pas vraiment de notre côté : la lune est pleine dans 4 jours et éclaire donc trop le ciel, qui est lui un peu trop couvert. De plus, nous avions sélectionné l’agence la plus chère pour tomber avec un astronome français apparemment passionnant : le gars nous pose un lapin sous pretexte qu’il part en France voir sa famille ! Tocard ! On se retrouve donc avec son collègue chilien, très sympa et compétent, mais ne parlant pas français.

Bref, malgré tout ça, l’excursion n’est vraiment pas mal : grâce au super télescope électronique de l’observatoire privée « del Pangue », on aperçoit une bonne partie des étoiles du système solaire : Vénus, Saturne et ses anneaux, Jupiter, des dizaines de constellations, des galaxies voisines, des étoiles-doubles… on en prend plein les yeux. Tirant parti du contexte, notre guide nous montre ensuite la Lune comme on ne l’a jamais vu : elle prend l’entièrement du champ de vision du téléscope et on peut alors voir tous les cratères, et autres formations comme si nous y étions. Vraiment bluffant !

On repart assez impressionné et en même temps un peu frustré de ne pas avoir pu en voir encore plus.

Caldera et Bahia Inglesia

Un TDM, ce n’est pas tous les jours du fun et des découvertes. Aujourd’hui c’est du bus : Mini-bus pour revenir à La Serena, longue attente, Bus pour atteindre Copiapo, petite attente, Bus pour atteindre Caldera, arrivée. Tout ce périple pour une seule chose : voir de nos yeux, Bahia Inglesia, la plus belle plage du Chili. Si on avait su…

Après un court collectivo, sorte de taxi collectif au trajet prédéfini, c’est sous les nuages qu’on atteint la plage et la ville associée, complétement vide. On est hors-saison de chez hors-saison : la plupart du temps c’est ce qu’on aime et c’est vraiment appréciable, mais aujourd’hui, ca gâche un peu l’affaire. Il n’y aucune activité, aucune âme vivante, aucun restau ouvert, autant dire Rien.

N’étant pas défaitiste pour autant, on s’abrite du vent et on passe un long moment à lire sur la plage. Par miracle, en milieu d’après-midi, les nuages font place à un grand soleil et on comprend enfin pourquoi l’endroit est si prisé en été : l’eau devient turquoise et l’endroit très joli. On parcourt la plage de long en large et on mitraille.

Le soir venu, de retour à Caldera, on assiste à une petite fête sur la place principale et on attend notre bus de Nuit pour San Pedro de Atacama. La gare est glauque et vide, on est quasi seuls dans le quartier, les chiens sont errants et les gens bizarres, le bus a du retard, beaucoup de retard, on n’est pas serein… Finalement, comme souvent en Amérique du Sud, tout se passe finalement bien et on regrette d’avoir psychoté.


Ca peut servir :

Auberge à la Serenna: Maria Casa – 16 000 Ch pour une chambre dble sans sdb

Auberge à Pisco Elqui: San Pedro – 18 000 Ch pour une chambre dble sans sdb

Tour pour voir les étoiles: 20 000 Ch/pers

Auberge à Vicuna: Hostal la Elquina – 20 000 Ch pour une chambre dble sans sdb

Hôtel à Caldera: Santa Anita – 20 000 Ch pour une chambre double avec sdb

Bus de nuit pour San pedro de Atacama: 20 900 Ch/pers 

 

 

 

 

Pas de commentaires

Laisser un commentaire