Amérique du Sud Carnets de voyage Chili

CHILI – Santiago et Valpo !

Après 7 mois de voyage, on fait enfin nos premiers pas en Amérique du Sud, 3ème continent de notre TDM

 

Santiago en mode easy

C’est un peu stressé qu’on atterrit à l’aéroport de Santiago, la capitale chilienne. En effet, ne s’étant jamais vraiment intéressé à cette partie du monde, nous sommes plein de préjugés et d’aprioris. On pense que le continent est très dangereux, qu’on risque de se faire voler nos affaires à chaque coin de rue, qu’on ne se fera jamais comprendre sans parler espagnol… bref, on n’a pas vraiment l’esprit tranquille. Heureusement, cet état ne durera que quelques jours et la plupart de nos idées préconçues voleront en éclat pour notre plus grand bonheur. On peut vous le dire maintenant : on adore l’Amérique du Sud !

La chance que l’on a eue, fut d’être accueillis dès notre arrivée par Noé, copain de Centrale de Guillaume, et sa copine Victoire, dans leur appart tout mignon d’un quartier chic de Santiago.  Nous y passerons 3 jours et 3 nuits, notamment pour abuser de leur gentillesse et de leur talent de cuisiner.

La ville de Santiago ne vaut pas vraiment le coup d’œil. Il règne une atmosphère spéciale dans le centre historique, pas vraiment agréable. Certainement à cause de nos craintes infondées, on s’est senti épié.

Quelques bâtiments valent tout de même le déplacement, surtout pour leur caractère historique. Le plus emblématique est la Moneda, le palais présidentiel, où Salvadore Allende se suicida pendant le bombardement de la ville le 11 septembre 1973 suite au putsch de Pinochet ainsi que le mercado central.

Proche du centre se trouvent également deux petites collines, que l’on peut grimper pour y découvrir la ville et les alentours. On se contentera de la plus petite, le Cerro Santa Lucia, très mignonne.

Après plusieurs jours de glande dans l’appartement, puis de balade dans le centre et dans les quartiers modernes et riches qui n’ont rien à envier aux villes européennes, nous irons sous les conseils de nos hôtes au musée de la mémoire. Plutôt bien fait, celui-ci revient sur les années sombres de la dictature de Pinochet. Sans accuser directement, les expositions relatent les atrocités que le régime commandita : prisons, tortures, enlèvement, censure… on ressort de là, un peu sous le choc, et dans un état profond d’incompréhension.

Nous nous souviendrons de Santiago, car on y goutera à notre premier Pisco Sour, The cocktail du continent, et qu’on se pétera la panse grâce aux sushis de Noé, et aux repas gargantuesques !!!

Valparaiso, un double visage

Après 4 jours de repos bien mérités dans la capitale, on laisse Noé et Victoire tranquille et on prend notre premier bus chilien pour Valparaiso, une des villes les plus connues du pays, surtout pour son « street art ».

Réservé la veille sur internet, on débarque dans une auberge très sympa et colorée sur les hauteurs de la ville.

Valpo, pour les intimes, est construite au bord de mer, sur 45 petites collines. Les gens d’ici doivent avoir les plus gros mollets du continent. Chaque « cerro » a son quartier, mais le centre touristique se résume à une demi-douzaine de collines.

Vu d’avion, la ville doit être magnifique car sa particularité est d’avoir des maisons et immeubles peints dans des couleurs très vives. Il semblerait que ce système fut mis en place pour distinguer les maisons entre elles, à défaut d’avoir un numéro et une rue.

La ville a aussi très mauvaise réputation : pas mal de violences et surtout beaucoup de vols et d’agressions de touristes. A de nombreuses reprises, dans la rue, des passants bien attentionnés nous préviendront et nous exhorterons à faire bien attention à nos sacs et appareils photo. Pendant notre séjour, un double meurtre eut d’ailleurs lieu sur le port à 100 mètres de la place Sotomayor.

C’est pour cela qu’on parle du double visage : les quartiers touristiques, sur les hauteurs des Cerro Bellavista, Alegre ou Concepcion, paraissent tranquille et sont magnifiques, mais la ville basse près du port, de la gare ou des grandes places, est vraiment craignos, sales et moches. On a vraiment ressenti cette différence.

Valparaiso et son street-art

Tous les touristes viennent ici pour la même chose : se balader sur les hauteurs de la ville à la recherche des graffs les plus beaux, les plus impressionnants. C’est simple, il y en a dans toutes les rues, sur tous les murs, toutes les vitrines, c’est impressionnant. Pendant presque deux jours entiers, ponctués de bonnes pauses à l’auberge ou sur les places agréables, on se fera mal aux cuisses pour voir les fresques les plus originales.

On peut également prendre les « micro », les bus collectifs qui parcourent la ville, ou utiliser les nombreux ascenseurs-téléphériques. Les balades sont vraiment agréables, car, notamment dans notre quartier « Concepcion », les belvédères sur le reste de la ville, les petites rues mignonnes appelées « paseo » et les petites boutiques d’artistes bohèmes sont légion !

La Isla Negra

Partout au Chili, il est présent ! Pablo Neruda, plus grand poète chilien et surement le plus connu d’Amérique latine, prix Nobel de littérature en 1971, mort en 1973 suite à la prise de pouvoir de Pinochet, possède 3 magnifiques demeures, transformées depuis en musée-expo à Santiago, Valparaiso et Isla Negra.

Les 3 sont magnifiques et très originales mais la plus belle de toute est sans conteste à Isla Negra, une petite localité à 1h30 de bus de Valparaiso. On profite de ne pas avoir de programme pendant 4 mois pour prendre notre temps et tout visiter. Notre 3ème jour à Valpo sera donc consacré, une fois n’est pas coutume, à un poète.

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La maison est splendide et est construite comme un bateau. Dans chaque pièce, notre ami Pablo plaça tous les objets en rapport avec la mer, qu’il collectionnait. Certaines sont donc modestes, avec des compas et boussoles, mais d’autres sont démesurées, comme le salon, plein d’immenses proues de bateau ! Rien que ça !

L’audio-guide en français, très bien fait, retrace sa vie à travers des anecdotes et des objets symboliques. En 1h de temps, le tour est fait et on peut flâner dans le petit jardin donnant directement sur l’océan, que Pablo ne connaissait pas, puisqu’il ne voulait pas naviguer !

Cette virée à la journée vaut le coup si on le temps et permet de découvrir l’océan et autre chose que les grandes villes chiliennes.

De retour à Valparaiso, on profite une dernière fois des canapés de l’auberge en attendant notre bus pour La Serena au centre de la partie nord du pays !


Ça peut servir :

Taxi de l’aéroport à Bellavista : 18000 Ch

Se déplacer dans Santiago : métro très propre, pas cher mais pas vraiment pratique, ou bus. Il faut une carte prépayée pour prendre ce dernier, il suffit de faire l’ingénu qui ne parle pas espagnol et le chauffeur, désabusé, vous laissera monter sans payer. Ça a marché à chaque fois !

Où manger : A l’angle du marché central, les locaux font la queue dans la rue pour prendre des empanadas, très bons et pas chers, dans un petit local.

Auberge Aquarela à Valparaiso: 17300 Ch pour une chambre dble sans sdb

Visite de la maison de Pablo Neruda: 6000 Ch/pers

 

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